15/09/2006

Nouvelle adresse de blog

Dorénavant, vous trouverez la suite de mes commentaires sur Hautetfort.com, à l'adresse suivante :http://aurel.hautetfort.com/

08:29 Écrit par Alternative Lib dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/03/2006

La France deviendrait-elle un pays hostile à la jeunesse ?


Pas facile de garder le moral dans ces jours sombres. la jeunesse est totalement désemparée. Prise en étau entre une extrême-gauche qui instrumentalise le désarroi de certains, et une droite technocratique aui ne propose rien pour l'avenir, elle n'a plus de raison d'espérer un avenir meilleur en France.

Seul un véritable changement, aussi bien culturel qu'institutionnel et réglementaire, serait en mesure de dégager cet horizon bouché. Ce changement, aujourd'hui, est incarné par des associations comme Liberté Chérie mais aussi un parti politique d'envergure nationale, Alternative Libérale

17:18 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

06/01/2006

Le retour


Après de longs mois d'absence, pris par mon activité associative au sein de Liberté Chérie, je vais tenter de reprendre le fil de mon blog, si le temps me le permet.

Les dernières décisions de notre président sénile, Chichi, vont accélérer le déclin de la France. ATTAC est très perturbé par le fait d'avoir un ennemi Elyséen "de droite" qui se révèle plus collectiviste qu'eux.
Les repères s'effacent, et la droite ne se distingue de la gauche que par sa vision sécuritaire et anti-immigratoire. Les Français ne voient plus d'issue à la crise sociale, politique, syndicale et économqiue qu'ils subissent depuis des décénies.

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27/06/2005

Taxons moins, taxons mieux !


Malgré l’aridité apparente de la fiscalité, son impact sur la prospérité et l’emploi est déterminant. La contribution des individus et des entreprises au bon fonctionnement de l’Etat doit présenter trois qualités essentielles pour favoriser la croissance : simplicité, efficacité et limitation au développement de l’Etat. Au contraire, les Français subissent une somme d’impôts compliqués, inefficaces et déresponsabilisants. Les constituants de notre pression fiscale élevée favorisent activement le chômage, bloquent l’amélioration de notre qualité de vie et encouragent l’obésité d’un l’Etat à l’emprise ferme sur les acteurs captifs que sont les individus et les entreprises. La réforme fiscale s’impose comme une priorité pour sortir les Français de l’ornière dans laquelle notre fameux « modèle social » les a plongés.


Les effectifs pléthoriques de Bercy, rendus nécessaires par la complexité de notre législation fiscale, nécessitent en contrepartie une dépense tout aussi considérable du secteur privé, notamment en frais et honoraires de comptables et de fiscalistes. Le coût administratif trouve directement sa répercussion dans le coût du calcul, de la mise à jour des innovations fiscales trop fréquentes mais aussi de la recherche d’optimisation fiscale. Les stratégies, dictées par des considérations de plus en plus fiscales, détournent donc des ressources de leur usage purement économique. Or, personne ne sait mesurer l’impact direct de cette accumulation de réglementations fiscales sorties de l’esprit de hauts fonctionnaires déconnectés de l’économie réelle. En s’éloignant de la neutralité simple et transparente, notre système fiscal coince ainsi conjointement l’Etat, les entreprises et les individus dans cette logique destructrice de valeur qui vient finalement ponctionner notre pouvoir d’achat à tous. Le coût lié aux erreurs propres à cet univers ambigu, par ailleurs souvent interprétable par un fisc surpuissant, n’est pas négligeable. Le poids excessif, l’injustice et la complexité de notre fiscalité expliquent aussi le rapide développement de comportements extralégaux. Le contournement de la légalité est devenue une nécessité pour nombre d’acteurs dépassés ou fragilisés.

La concurrence fiscale, contrairement à l’harmonisation, a cela de bon qu’elle oblige les Etats à se plier à sa pression. C’est particulièrement vrai concernant les entreprises, bien plus mobiles encore que les individus. Les pays les plus dynamiques d’Europe taxant les bénéfices des sociétés entre 20 % (Irlande) et 30 % (Danemark, Royaume Uni), la France devra donc rapidement aligner son taux d’IS sur la tranche haute de 30 %. La suppression de toutes les subventions aux entreprises, injustifiables et fort coûteuses comme on l’a vu, financerait aisément cet alignement. Un tel environnement, à nouveau compétitif, libéré d’entraves à la croissance et d’aides publiques qui faussent la concurrence, bénéficierait en premier lieu à l’emploi, surtout si une refonte du droit du travail avait lieu simultanément.

Exemple remarquable de privilège contre-productif, la fiscalité de l’épargne favorise nettement le financement de l’Etat ou d’institutions parapubliques. Ce détournement encouragé constitue un effet d’éviction coûteux et durable pour le secteur privé sous capitalisé et en manque d’investissements. La neutralité fiscale s’impose ici aussi afin de ne pas bénéficier davantage à certains acteurs au détriment des autres.

Concernant les contribuables individuels, le législateur a réussi à rendre les prélèvements obligatoires suffisamment indolore pour désensibiliser les électeurs, clients potentiels à soigner. La TVA, la CSG ou les charges sociales, notamment « patronales », sont autant de prélèvements que les Français négligent. Ajoutons que la moitié d’entre eux ne paye aucun impôt sur le revenu (IR). La fausse impression de profiter de prestations publiques gratuites a entraîné une déresponsabilisation générale. La redistribution, perçue comme naturelle et sans limite par ceux qui en bénéficient, a accentué les clivages sociaux. La dépense publique doit donc avoir un impact direct sur tous les contribuables au travers de l’IR pour renverser cette tendance. Pour réduire nettement la progressivité de l’IR, destructrice de richesse et d’emplois, la forte baisse des taux, et ce sur trois tranches maximum, s’impose. L’intégration de la CSG et de la CRDS dans l’IR constituerait une première tranche, inférieure à 10 %, pour les contribuables qui croient aujourd’hui ne pas payer d’impôts. Au moins prendraient-ils conscience de ce qu’ils versent déjà.

Le paiement de ces taux réels par tous les Français les inciterait certainement à être plus exigeants vis-à-vis de l’Etat et de ses dépenses. Dans cet esprit simplificateur, la prélèvement direct de l’IR sur la feuille de paye risquerait d’atténuer cette sensibilisation indispensable. D’autant plus que les progrès technologiques nous permettront vite d’atteindre un coût de traitement du système déclaratif actuel proche de celui du prélèvement direct.


Par ailleurs, notre fiscalité sanctionne la prise de risque et l’initiative en ponctionnant trop lourdement les fruits du succès. Les talents les plus productifs de richesse fuient vers des cieux fiscalement moins oppressifs et, coïncidence peu étonnante, plus dynamiques. Leur réussite financière, qui n’est pas tombée du ciel, provient pourtant directement de leur dynamisme, de leurs produits innovants qui ont conquis le cœur de clients satisfaits…et de leurs créations d’emplois. Leur expatriation pénalise alors triplement les consommateurs qui devront à la fois compenser le manque à gagner d’impôts, se passer de ces échanges tant appréciés et porter la perte d’emplois.

Il est donc d’abord nécessaire de revenir sur notre progressivité excessive, destructrice d’emploi et de valeur. Une seconde tranche d’IR, du double de la première, s’appliquerait aux classes moyennes. Une troisième et dernière tranche, aux alentours de 30 %, imposerait les plus hauts revenus sans les décourager. Ces trois tranches constitueraient une première étape vers un taux unique pour tous, "flat tax" déjà adoptée par 9 pays européens. La suppression de plus de quatre cents niches et exemptions fiscales existantes, fort coûteuses, financerait cette baisse franche et massive des tranches d’imposition, dorénavant limitées à trois.

La suppression de l’ISF, impôt toxique né de l’esprit envieux d’une minorité aigrie, est d’autant plus nécessaire que tout en étant peu rentable pour l’administration, il coûte fort cher aux Français. L’injustice de cet impôt tabou et le refus de subir l’intrusion brutale de l’Etat dans les moindres détails de leur vie privée constituent un motif important des départs de gros patrimoines.
Pour des raisons proches, « l’impôt sur la mort » doit également être abrogé dans le cas des filiations directes. Les droits de succession, en venant alourdir la douleur des familles en deuil, nuit au processus essentiel d’accumulation individuelle de capital. Le fait d’épargner (après tous les impôts préalables) pour assurer un meilleur avenir à ses enfants est un acte aussi noble que créateur de valeur. Comment ne pas trouver injuste le lourd prélèvement, par l’administration, sur cet effort d’une vie au détriment des héritiers légitimes ?


Aujourd’hui, il est plus temps que jamais d’ouvrir ce grand débat aux répercussions fortes, directes et bien concrètes pour les Français. En s’affranchissant de la technicité apparente du sujet, tous doivent bien saisir les enjeux cruciaux de la fiscalité. D’abord une réforme d’une telle ampleur, en provoquant un électrochoc sur la croissance, augmenterait en effet rapidement la création d’emplois et la base fiscale d’acteurs moins sclérosés que par la fiscalité actuelle. Malgré la baisse des taux d’imposition, une hausse sensible des rentrées fiscales s’ensuivrait donc rapidement. C’est le fameux processus décrit par Arthur Laffer. En devenant plus juste et plus efficace, en ne nourrissant plus la gourmandise insatiable du Léviathan pour être au service des citoyens et de leur bien-être, cette réforme fiscale ambitieuse libérerait les énergies et nous mettrait sur le chemin de la croissance et du plein emploi. Que demander de plus ?

09:10 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/06/2005

Fier d'être libéral dissident !


Avec la secousse sismique du référendum sur le TCE, les vrais vainqueurs sont la rancœur et la peur. Tout d’abord, un grand ras-le-bol s’est exprimé à l’égard des partis qui, depuis 30 ans, sont les responsables de notre situation économique et sociale. L’angoisse vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde se ressent également bien dans ces résultats. A force d’avoir fait passer les réformes douloureuses au nom de l’Europe plutôt que par nécessité, cette ouverture est devenue une contrainte plutôt qu’une chance dans l’esprit des Français. Alors qu’aucun représentant libéral n’était invité par les médias, les altermondialistes d’ATTAC, tous les partis politiques et Chirac lui-même ont trouvé dans le libéralisme . Cette manipulation de l’opinion est d’autant plus attristante que notre pays n’a justement jamais goûté au libéralisme.

Le libéral est toujours associé au cliché du « cravateux » aux froids raisonnements économiques, voire du millionnaire qui ne s’intéresse qu’à la défense de son propre patrimoine. Loin de ce poncif, les libéraux ont avant tout la rage au ventre. Rage de l’échec permanent de nos élites au pouvoir, rage face à la pauvreté montante et aux ghettos décrépis, rage face aux cloisonnements multiples et à la panne de l’ascenseur social, rage face aux clivages divers qui se développent, rage face à un Etat qui refuse de se remettre en question et persiste à nous imposer sa charge monstrueusement contraignante. Pire, ce n’est pas tant la profonde crise actuelle qui suscite notre colère, mais l’absence d’espoir que nous fait subir notre social-démocratie moribonde, à nous et à nos enfants. Déclaré coupable d’égoïsme et d’ignorance par nos dirigeants, le citoyen français est devenu un matricule anesthésié. Il ne doit plus ressentir les effets du succès ou de l’échec ni prendre de risque dans la vie, il ne doit plus se distinguer de la masse au nom de la « cohésion sociale », il ne doit plus penser aux autres car le système s’en charge. Initiative, rêve, solidarité ont été collectivisés, volés à chacun d’entre nous, au nom de cette expertise supérieure et technocratique, par ce cénacle supérieur et dominant de dirigeants politiques et syndicaux qui sait mieux que chacun d’entre nous, pauvres ignorants, ce qu’est le « bien-être général ».

Le vrai coupable du résultat de dimanche soir, c’est le chômage. Son taux endémique, sa durée exceptionnellement élevée et ses cibles privilégiées, les jeunes et les seniors, ne peuvent qu’inquiéter les salariés. Comment démarrer la vie confiant dans un environnement aussi bloqué et avec une telle peur, hélas justifiée, du licenciement ? Dans un monde ouvert qui exige de plus en plus de réactivité, de capacité d’adaptation et de mobilités, les salariés vivent l’illusion d’être à l’abri au fond de leur blockhaus réglementaire. Mais comme on le voit, les places se réduisent et l’oxygène se raréfie. Face à la réduction du nombre d’emplois, la quantité de travail par employé diminue aussi, tant en nombre annuel d’heures qu’en durée de carrière. Par conséquent, la richesse créée baisse d’autant, ainsi que le pouvoir d’achat des Français. Il faut ajouter à cela le sentiment de précarité des salariés, aussi élevé qu’aux USA, pour comprendre leur angoisse quotidienne.

En contrepartie de cette ligne Maginot de l’emploi, les entreprises ne recrutent plus. Pour l’employeur, le risque lié à l’embauche ne compense souvent plus la rentabilité estimée d’un nouveau poste. Les commerçants, les artisans et les petits entrepreneurs préfèrent se débrouiller seuls ou avec une petite équipe réduite plutôt que de grossir et de créer plus d’emplois. L’ambition est devenue trop compliquée avec toutes nos réglementations, trop risquée avec toutes les charges et obligations. Enfin, le succès est de plus en plus perçu comme ponctionné par une fiscalité trop progressive et trop lourde. A quoi bon tous ces efforts ?

Les délocalisations, contrairement au discours populiste et protectionniste des souverainistes ou d’ATTAC, profitent avant tout aux plus démunis. Comment achèterions-nous tout ce qui nous facilite tant la vie aujourd’hui, et si peu cher, si nous n’avions pas bénéficié de la formidable dynamique de la globalisation des échanges ? Revenir sur cette réalité avantageuse supposerait une nette baisse de la qualité de vie des individus, à commencer par ceux au pouvoir d’achat le plus faible. En revanche, il nous faut répondre à la plus haute et à la plus urgente des aspiration de chacun : permettre à tous de trouver un emploi facilement, de rebondir grâce aux opportunités nouvelles, de ne plus avoir peur du lendemain. Hélas, la principale cause de ce drame franco-français réside dans un ouvrage tabou : le Code du Travail. Sa profonde remise en question est plus nécessaire que jamais, tant il est devenu véritablement oppressif non seulement pour les employeurs en voie de découragement mais aussi pour les chômeurs et les salariés précaires. Ces derniers savent que ce bunker juridique écrase leurs chances de trouver un emploi ou d’en changer aisément, ces meilleures opportunités de carrière favorisant la mobilité sociale. Lorsque cette stratification incohérente, massive et paralysante sera réduite, voire supprimée, des embauches massives entraîneront un effondrement du chômage en France comme dans tant d’autres pays qui ont suivi cette voie.
L’environnement fiscal devrait également être assaini afin d’offrir un cadre simplifié, transparent et responsabilisant. Ces conditions encourageraient la prise de risque et le succès, deux facteurs essentiels d’une croissance durable. L’impôt à taux unique, déjà été choisi par 9 pays d’Europe en situation difficile, devrait faire réfléchir la France dans ce sens : l’intégralité des revenus est taxée au même taux pour tous et le patrimoine n’est plus prélevé en tant que tel. Ils espèrent ainsi attirer les capitaux, les talents les plus producteurs de richesse afin de favoriser la prospérité générale par leurs retombées.

Evidemment, la montée inexorable de la pauvreté et de l’exclusion, préoccupations majeures des Français, trouve son origine dans le blocage des mentalités. En les traitant par une accumulation de lois, d’aides et de couches bureaucratiques, la voie explorée dans tous les recoins par nos gouvernements successifs n’a fait que les développer depuis 30 ans. Dans un marché du travail congelé, la pénurie de logements et le coût croissant du complément aux services publics défaillants, tels que l’école, brisent même les velléités des plus ambitieux parmi les populations défavorisées. Parquées dans des ghettos HLM et une carte scolaire et universitaire dont les enfants ne pourront plus s’extraire sans argent, les familles se savent socialement condamnées. Maintenues dans une précarité de survie par les aides, le gain estimé de l’effort pour retrouver un emploi n’en vaut plus la peine. Face à la ruine des espérances de générations entières en France, l’alternative libérale a fait ses preuves dans le reste du monde. Parallèlement à l’abrogation de la loi SRU et à la libération des PLU, deux facteurs qui entretiennent la pénurie de foncier constructible et la hausse des prix, l’arrêt du système des HLM et la mise en vente accompagnée du parc existant mettraient fin à la première cause d’enfermement social. L’accession à la propriété constitue un pas essentiel vers le sentiment de sécurité, celui d’être « chez soi ». Elle donne envie d’investir dans l’avenir et offre même, pour ceux qui le souhaitent, la possibilité de mobiliser leur bien pour s’endetter et entreprendre. Posséder, c’est retrouver foi en soi et en l’avenir.

La perversité du mal français vient de ce que les obstacles majeurs aux réformes libérales constituent la cause même de la déréliction de notre pays. Face à la constellation de charges, de réglementations et d’obligations, un vaste ensemble de prestations, importantes mais imposées sous leur forme centralisée et monopolistique, alimente nos vies. Des plus déshérités aux plus fortunés, des micro entreprises aux multinationales, tout le monde profite d’un maquis d’aides, de subventions et d’exemptions. Habitués à en bénéficier « gracieusement », nous sommes en plus éduqués à les juger exceptionnelles. Les charges apparaissent bien indolores à coté des avantages concrets. Avec la dégradation de la situation, la peur de les perdre devient paralysante. Alors que l’injustice de demi-mesures bancales, mises en œuvre par des gouvernements tétanisés, suscite un vrai désespoir populaire, aucun politique n’ose mettre en regard le poids considérable des inconvénients avec celui des maigres avantages. Chacun se rassure à imaginer que d’autres devront payer les déficits croissants et que le bilan de ces aides et prestations obligatoires ne peut qu’empirer à terme avec leur remise en cause. Ce sentiment diffus pousse à ne rien changer au système actuel plutôt que de se risquer au saut dans l’inconnu, même s’il a déjà souvent été réalisé avec succès dans le monde.

Il est dommage qu’au cours de ces longues semaines de débat sur le référendum, les libéraux aient entendu tout le spectre politique s’exprimer à leur place sans avoir jamais eu droit à la parole. Nombre de Français se rendent compte que le monde est une mine d’opportunités et d’enrichissement mutuel. Même si ce TCE ne répondait pas aux attentes des libéraux, il n’en constituait pas moins une ouverture importante sur un monde en mouvement. Nous aurions aimé en débattre aussi, nous les mondialistes. Aujourd’hui, alors que le peuple gronde d’insatisfaction, il est temps de se retrousser les manches pour nous attaquer aux fondations insalubres de notre pays, seule véritable injustice. Pour laisser s’épanouir le désir, l’ambition et l’espoir de chaque Français, soulageons-le des carcans réglementaires archaïques et de la chape de plomb que représente la charge d’un Etat obèse. A l’opposé de dirigeants politiques qui avouent « avoir tout essayé » depuis 30 ans, les libéraux comprennent que la vraie richesse se trouve en chacun de nous. Libérons-la, tout simplement.

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11/05/2005

François Pinault délocalise sa fondation


François Pinault, homme d’affaire peu prolixe, s’est offert la tribune du Monde lundi soir pour annoncer l’abandon du somptueux projet de fondation sur l’île Séguin, à Boulogne Billancourt. Depuis, la classe politique est sous le choc. Le maire a maladroitement tenté de défendre son bilan face à pareil désastre. Le président du groupe UMP à l’Assemblée, Bernard Accoyer, a opportunément ressorti des cartons la proposition du député de l'Oise, Olivier Dassault, sur les fondations. C’est hélas un peu tard. Le Ministre de la Culture est allé jusqu’à proposer de mettre à la disposition de François Pinault un important lieu public, le Palais de Tokyo. Pitoyable tentative de retenir un homme déçu par la lourdeur sclérosante de notre administration publique.
Aujourd’hui, François Pinault cherche avant tout à se démarquer des institutions existantes pour imposer son nom dans l’histoire de l’art comme l’un des collectionneurs les plus judicieux de la fin du XXeme siècle. En choisissant lui-même chacune de ses 2.000 (certains parlent même de 3.000) œuvres, souvent audacieuses et perturbantes, son coûteux pari s’avérait risqué, l’acquisition de certaines œuvres phares atteignant plusieurs millions de dollars. Il l’a pourtant pleinement assumé pour parvenir à constituer l’une des six plus importantes collections d'art contemporain au monde avec celles d'Eli Broad à Los Angeles, Dakis Joannou à Athènes, la famille Rubell à Miami, Charles Saatchi à Londres et Donald Fisher, le fondateur de Gap. Loin de vouloir finir dans un lieu public, « récupéré » par l’Etat, François Pinault veut aujourd’hui disposer d’un écrin à la hauteur de la collection qu’il abritera et de l’image qu’il souhaite laisser de lui-même. Las des lourdeurs administratives de la France, ce grand ami de Jacques Chirac a choisi, à 69 ans, de s’envoler pour des cieux plus cléments avec une ambition par forcément beaucoup plus modeste, contrairement à ce que les mauvaises langues ont vite affirmé.

L’architecture du Palazzo Grassi n’est pas contemporaine, bien qu’elle s’avère parfaitement adaptée à l’exposition d’œuvres contemporaines depuis une lourde restauration en1985. Mais en reprenant ce palais qui appartenait à Fiat jusqu’à la mort de Gianni Agnelli en 2003 pour « seulement » 29 millions d’euros, François Pinault ne pourra se targuer d’avoir bâti une œuvre architecturale originale, personnelle. Toutefois, la ville de Venise semble avoir prévu d’autoriser de doubler la surface d’exposition du lieu, de 2.500 à 5.000 m2, par l’octroi d’un droit de construction sur une parcelle annexe. Financé par François Pinault, le projet serait alors confié à son architecte fétiche, l’architecte autodidacte génial, Tadao Ando. Certes, on est loin des 15.000 m2 d’exposition au milieu des 2.35 hectares du « vaisseau » de l’île Séguin pour lequel il avait déjà investi vingt millions d’euros en études et tests de résistance de matériaux et prévoyait de mettre 150 millions d’euros de plus sur la table pour la construction. Mais la qualité du site pourrait compenser la taille. Venise abrite déjà la très prestigieuse collection de Peggy Guggenheim dans un petit bijou au bord du grand canal. Autant dire que le succès de cette fondation semble assurée.

Mais tout de même, comment ne pas regretter un tel gâchis pour l’île de France ? Si les amateurs d’art contemporain pourront toujours s’offrir un petit week-end à Venise pour visiter cette excitante collection (dont les pièces majeures sont tenues secrètes pour créer un effet de surprise), il n’en reste pas moins que cet incident nous rappelle à quel point la France, qui se targue de faire partie de la cour des grands dans le domaine de l’art contemporain, est devenu le pays de l’ambition académique. Avec la politique volontariste initiée par Malraux, mais surtout depuis les années Jack Lang, le secteur de l’art contemporain s’est profondément institutionnalisé en France. Le rôle croissant des conservateurs, la politique active d’acquisitions publiques et la position de plus en plus sensible des commissaires d’exposition ont totalement faussé le marché de la création. Ces acteurs du secteur public constituent des brigades fonctionnarisées qui, enrobées de lourdeurs bureaucratiques inutiles, contribuent de plus en plus activement à définir la norme artistique. Leur pouvoir étendu, tant du fait de l’institutionnalisation de leurs choix que de leurs relations ambiguës avec les critiques d’art et les grands galeristes, a donné naissance à un marché parallèle, celui de l’art d’Etat. Aujourd’hui, les jeunes artistes apprennent en priorité à répondre aux modes de ce réseau décisionnaire influent, ce qu’il leur faudra assurer le plus tôt possible. Cette urgence dictée par le milieu institutionnel de l’art va à l’encontre du marché privé, celui des galeristes. Ceux-ci privilégient l’investissement durable dans un talent, le temps qu’il faut pour le laisser s’affirmer, s’épanouir et se réaliser. Un galeriste travaille avec un réseau de collectionneurs qu’il faut séduire sans trop les brusquer par des effets mode trop violents, meilleure manière de brûler une réputation jugée « surfaite ». Un fonctionnaire de l’art, lui, doit briller vite pour assurer sa propre carrière. Le premier juge dans le temps l’expérience et la maîtrise acquises par l’artiste selon les appréciations de ses clients. Le second sélectionne rapidement les profils qui lui plaisent, assurance d’une reconnaissance artificielle que l’artiste devra entretenir au gré des modes. Bref, le marché institutionnel ne se nourrit pas du tout des mêmes œuvres que le marché des collectionneurs et amateurs d’art contemporain. Les galeristes, à la croisée des chemins, jouent donc sur les deux publics, les deux marchés aux attentes divergentes. Installations, parfois gigantesques, et œuvres conceptuelles pour les uns, arts plastiques plus traditionnels pour les autres. Mais une acquisition par le Fond National d’Art Contemporain ou par le Musée National d’Art Moderne offre une vitrine si prestigieuse à un jeune artiste qu’aucune galerie ne peut entrer en compétition avec pareille promotion. Certains artistes vendent même leurs œuvres à « prix discount » à ces institutions pour bénéficier de cette reconnaissance valorisante.
Fort révélateur, les expositions publiques de ces artistes « d’avant garde » attirent parfois jusqu’à 90 % d’étudiants en art, d’artistes et de fonctionnaires de l’art. Ce circuit fermé s’auto alimente avec l’argent public puis permet aux « cotes » des artistes du système de grimper brutalement avec sa caution.

La relation incestueuse vient du fait que ce petit cercle de conservateurs, commissaires et critiques d’art, tourne vite, et que certains de ses membres se mettent au service des grands collectionneurs privés. Appartenant encore au sérail, ces conseillers savent comment « faire le marché » par la voie des institutions publiques, parfois en coopération avec leurs anciens réseaux. La constitution d’une vaste collection pour le compte de leur employeur relève alors d’une sorte de « délit d’initié ». Ainsi avons-nous vu Jean-Jacques Aillagon passer de Musée National d’Art Moderne au secteur de la culture de la Ville de Paris, puis au Ministère de la Culture avant d’aboutir conseiller de François Pinault dans la gestion de sa (future) fondation. Il repartira présider TV5 ensuite. Cet exemple illustre bien la perméabilité entre le secteur privé et le secteur public de l’art contemporain. Parfois, la réputation du collectionneur parvient ensuite à confirmer ce que l’institutionnalisation avait commencer à reconnaître dans ce petit jeu de pouvoir. Si l’histoire jugera avec le temps, le contribuable a déjà réglé la note.

Ce marché bicéphale pose aux jeunes artistes le dilemme suivant : suivre la voie institutionnelle, sorte de sprint du 100 mètres à dominante mondaine, ou la voie privée, qui se rapproche plus d’un 10.000 mètres, avant d’aborder la suite de la carrière. Le succès dans la voie institutionnelle présente de nombreux avantages que n’offre pas celle du marché libre. La nomination aux postes d’enseignement des premiers assure un revenu régulier, sans parler des nombreuses commandes publiques. Il renouvelle par-là même cet académisme nouveau en formant les élèves dans le même moule. Les élèves n’apprennent plus à faire, à chercher, à perfectionner, à s’enrichir mais à suivre le cycle des tendances, à se faire vite connaître des bons parrains influents.

Comme on le voit, à coté d’un marché libre, très largement international, un nouvel académisme s’est dessiné, n’intéressant qu’un cercle fermé d’initiés mais monopolisant de plus en plus la place et l’argent public consacré à la création en France. Dans un champ artistique mondial en pleine ébullition, l’appauvrissement de ce microcosme français confirme encore à quel point notre « exception française » est asphyxiante, tant pour la création que pour le marché des amateurs et des collectionneurs. François Pinault, qui l’a compris à ses dépens, a eu le courage de fuir.

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08/05/2005

Jacques in charge


Cet article a été rédigé pour Liberté Chérie et publié dans le Wall Street Journal Europe du 28 avril 2005

France seems to be slowly coming apart. This is the depressing conclusion one arrives at when reading a recent report drafted by Michel Camdessus, the former president of the IMF. But even more worrisome than the lackluster economy, structural rigidity and persistent social problems Mr. Camdessus so distressingly describes is the absence of hope among the French people. There is a complete lack of faith that the future might bring something better in what has become the last collectivist nation in the OECD.

With a centralized and hyper-bureaucratic public sector that swallows 55% of the country's gross national product, the burden of France's government is ranked 122nd on the index of economic freedom by the Fraser Institute. And even though President Jacques Chirac has been ruling the country since 2002 with a comfortable parliamentary majority and the desire for a more liberal economy has been making rapid progress within his party, nothing has changed for the better.

From early childhood on, a Frenchman walks into a centralized universe worthy of the late Soviet regime. Public schools boast a rigid structure inimical to learning, where all creativity and ambition are being killed off. When Claude Allègre was minister of education in the Jospin administration, he talked about reforming the school system. The "mammoth needs to lose some weight," he said. Unfortunately, it is still being fed a high-calorie diet.

Our institutes of "higher" education are not faring much better. France's public universities rarely lead to productive professional careers; the scholastic level of the teaching body, the resources and bureaucratic constraints are hardly adequate to such a task. The universities considered as the best ones are Polytechniques--actually military academies--and ENA (Ecole Nationale d'Administration). Hence, the majority of our political leaders and business executives continue to be civil servants educated in the same frame.
And then there is our chronic unemployment, which for the past twenty years has been oscillating between 8.5% and 12%. The main victims are our youth, those between 15 and 24 years of age, for only 25 % of these young people are employed. In the U.S., it's 54%. Moreover, the average duration of unemployment exceeds 16 months. In the U.S., it's less than five months.

No wonder that our youth feels so insecure and vulnerable. This explains why 70% of our young people dream of working in the public sector, a sector which already employs one quarter of French wage earners. There they benefit from exceptional advantages, such as lifetime employment and advantageous retirement conditions.

So our youth, our future, seeks security instead of initiative--even notional security is preferable over taking the slightest risk because in the event of success it is so poorly rewarded because of taxes reaching 55% of GDP.

Why is there so much sclerosis three years after the rise to power of a president who campaigned on a liberal platform? Far from accepting the inevitably demise of the welfare state, President Chirac blocked the principal reforms the silent majority of French people is longing for. The infamous tax on wealth, which reaches 1.8% of the value of one's property, was not modulated in any way. That's despite the continuing exodus of the very wealthy who are sick and tired of being subject to this confiscatory charge. The law limiting the work-week to 35 hours, a Malthusian and authoritarian interpretation of the labor market, which seriously disrupts the functioning of the general economy, was hardly touched. Each year, Americans spend 23% more time on their jobs than French workers.

And the government hasn't even begun to tame the country's maddening bureaucracy. The state-owned monopolies are still largely shielded from competition and what little market liberalization has been achieved was only due to the pressure of the European Union.

Mr. Chirac himself appears to be closer and closer to the ideology of what we call the altermondialistes--extreme left anti-globalists. He has literally become their ambassador in offering the world that French specialty-new taxes. Witness his recent proposal for a "solidarity tax" on financial transactions to finance developing countries or his idea for a kerosene tax to fight against poverty.

What's more, Mr. Chirac has become isolated in the EU, where, thanks partly to enlargement, a majority now sees itself as part of a trans-Atlantic axis, sharing common values and a classic liberal world view. He achieved this isolation by championing primitive anti-Americanism and brutally rejecting free-market EU initiatives.

Just recently he brought down the so-called Bolkestein directive, which aimed to liberalize services within the EU. "Liberalism is as disastrous as Communism," Mr. Chirac proclaimed. The hostility toward the Bolkestein directive reached such a fever pitch that a furious President Chirac pressured state TV channel France 2 to cancel a debate on the EU constitution with European Commission President Jose Manuel Barroso because he had pushed hard for the service directive.

For the outside observer, it might appear that Mr. Chirac's Socialist and protectionist policies enjoy the support from a vast majority of the French people. At least that's the impression the unrepresentative but powerful clique of union leaders, who has taken the whole country hostage, wants to create. They do so by effectively mobilizing their falling union membership to take to the streets and shut down the country whenever the slightest reforms are being contemplated.

But gradually the French media had to take note of a "counterrevolutionary" development. While the term "libertarian" is not yet acceptable to everyone--the conviction that only liberty can bring progress and prosperity is slowly but surely making headway. In June 2003, during a wave of massive strikes against a minor government reform measure, tens of thousands of people demonstrated in the streets of Paris, following Liberté Cherie's call, in support of the reforms and against the reactionary forces who claim to represent and defend French interests. If a significant part of the public is not yet prepared to abandon the bundle of goodies the state so generously distributes in the hope of maintaining social peace, an increasing number of French people is coming to realize how grim the future is that their leaders are preparing for them due to a lack of courage. They appear ready to support genuine reforms provided they are properly planned and reasonably proposed.

The French right, though, doesn't believe such reforms will ever materialize under a President Chirac. They are increasingly disillusioned and actually see him today as their number-one enemy. Their new beacon of hope is Nicolas Sarkozy. He took over the leadership of Mr. Chirac's UMP in November 2004, who could do nothing to stop his rival from rising to power. Mr. Sarkozy is an extremely popular politician who has never hidden his intention to enter the electoral race for the presidency in 2007, whether or not Mr. Chirac offers his own candidacy for a third consecutive term. Mr. Sarkozy's apparent enthusiasm for Liberalism and his more positive attitude toward trans-Atlantic relations have attracted a growing number of sympathizers in France, at least among those who understand that social justice and prosperity are threatened above all by costly collectivist solutions.

But Mr. Sarkozy's brief reign at the ministry of finance also exposed him as an apparent advocate of a planned economy, imposing price controls in supermarkets, gave large amounts of subsidies to old indistries, regulated on call-centres. Such dirigiste instincts are not too surprising given that Mr. Sarkozy served Mr. Chirac over a period of 20 years before liberating himself from his mentor in 1995. It is still unclear whether it is Liberalism or Socialism Mr. Sarkozy really has on mind.

So what is France's option in this rather gloomy political landscape which, for the first time since the French revolution, lacks a traditional liberal party? Will there be a clear political alternative, one that advocates a freer and more dynamic nation where talent can thrive instead of being shackled by an overburdening state? Only two years remain to find out.

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27/04/2005

Mariage et homoparentalité : l'Europe plus libérale que nos élus !


L’Espagne est le troisième pays européen à autoriser le mariage homosexuel derrière les Pays-Bas et la Belgique, sans compter le « partenariat enregistré » danois qui offre les mêmes conditions fiscales, notamment successorales, et d’adoption conjointe. La Suède, le Royaume Uni et d’autres pays devraient rapidement suivre ce modèle de contrat civil équivalent au mariage. En France pourtant, au-delà de l’aspect fortement symbolique du mariage et de ses conséquences fiscales et patrimoniales, l’homoparentalité constitue un vrai blocage pour nos élus. Pays phare de l’ingérence de l’Etat dans nos vies privées, quoi de plus étonnant que nos conservateurs de tous bords en appellent à Dame nature pour régir nos aspirations les plus intimes ? Pourtant, qui peut aujourd’hui prétendre établir ce qui est naturel ou non ? Sommes-nous encore formatés dans notre vision du couple au point de ne l’appréhender que dans une perspective exclusivement procréatrice ? En tout cas, le coup marketing du PACS, au-delà de la modernisation de l’image du PS, n’a rien résolu.

Le premier motif de cette frilosité, c’est que l’homosexualité reste perçue comme une anormalité par notre élite dirigeante. Le « coming out » des personnalités politiques, médiatiques ou artistiques, encore rare, se fait encore parfois sous la menace tant c’est un moment difficile en France. Certes, il est vrai qu’un microcosme voyant ne facilite pas la tâche de la grande majorité des homos. Sans le ton provocateur et outrancier de la Gay Pride et autres fêtes branchées, la cause des homos n’aurait peut-être pas avancé. Mais au stade actuel, cette image est sans doute en train de ghettoïser la cause homosexuelle en la cantonnant à une marginalité voyante et peu rassurante. Sans approfondir ces graves questions, une chose est sûre : les politiques se sont emparés de cette cause dans l’espoir de s’approprier la communauté sur le plan électoral par des mesures démagogiques vides, voire nocives. L’exemple de la loi sur l’homophobie est parlant. Cette atteinte à la liberté d’expression, vite retirée par bon sens, n’aurait rien résolu sinon renforcé le cliché populaire d’un communautarisme homo fermé et encouragé insidieusement l’homophobie par sa stigmatisation discriminatoire. Au contraire, nous sommes dans la phase délicate de banalisation de l’homosexualité…et, surtout, du couple homo.
L’arnaque du PACS a été un beau coup politique à peu de frais : adoption conjointe impossible et droits fort limités. Après une longue vie de couple, le décès de l’un des deux PACsés est toujours autant une catastrophe financière. L’impôt sur la mort (droits de succession) atteint très vite le taux exorbitant de 50 % ! Cette double peine oblige souvent le survivant à revendre l’appartement commun pour payer le fisc. Nous sommes loin de l’alignement de ce taux sur celui du conjoint survivant dans le mariage. Cette opération clientéliste, symboliquement forte mais peu consistante, n’est pas revenue sur la vision anti-naturelle, voire anormale, du couple homo, qui justifie qu’on lui interdise l’accès aux droits bien plus fondamentaux des couples hétéros.

Le milieu politique français reste en fait extrêmement conservateur dans sa persistance à ne retenir que le seul modèle mixte du couple comme légitime. Le motif de procréation « bio » est certainement au cœur de cette liberté encadrée du couple, supprimant du débat les thèmes de l’adoption, de l’insémination artificielle, des formes familiales recomposées ou monoparentales ou, enfin, de la volonté de couples de ne pas avoir d’enfant. Bref, la conception autoritaire du modèle familial n’a en rien été remise en cause : elle nie la réalité du couple, patiente construction d’une vie à deux adultes consentants, et leur impose des barrières artificielles sous des prétextes fallacieux qui dissimulent les préférences personnelles de nos dirigeants. Ce sacrifice des perspectives de « l’amour durable » au nom de « l’intérêt général », lorsqu’il sort du modèle hétéro imposé, relève du jacobinisme moral qui sclérose la France dans tous les autres domaines aussi sensibles et aussi graves. Ce mépris pour les homosexuels qui construisent une vie à deux et ressentent, au même titre que les couples hétéros, le désir d’avoir des enfants, traduit avant tout un refus de reconnaissance des préférences de ces individus majeurs et responsables de leur destin ! Alors que nos élus jugent les homos purement égoïstes dans leur désir d’enfants, les études confirment qu’un réel désir de famille existe. L’interdiction de l’insémination artificielle et l’impossibilité d’adopter, lorsqu’on ne dissimule pas son homosexualité malgré la tolérance administrative, constituent une profonde frustration dans la vie du couple. Certes, de nouvelles formes de coparentalité, associant un couple homo à un géniteur volontaire de l’autre sexe, permettent de contourner les rigidités de la loi. Mais la formule n’est pas simple, même si elle est bien vécue pas l’enfant.

La question ultime du débat, soulevée par les opposants au mariage homo, c’est bien l’homoparenté. Or, on estime déjà le nombre d’enfants ayant au moins un parent homosexuel entre 200.000 et 400.000 en France. De très nombreux homos sont parents d’une union hétéro préalable. L’adoption, la coparentalité et la procréation artificielle réalisée à l’étranger, dans les pays qui l’autorisent, ont aussi permis à près de 100.000 couples homos d’avoir des enfants. Dans l’ensemble, ces enfants sont aussi heureux et promis au même avenir (et aux mêmes difficultés) que les autres.De nombreux rapports de pédopsychiatres sur les enfants de couples homos partout dans le monde, que ce soit aux USA qui en comptent entre 6 et 14 millions, en Australie ou aux Pays-Bas, se révèlent largement favorables à l’homoparentalité. Pourtant, la classe politique nationale reste sceptique et préfère maintenir le statu quo selon notre fameux principe national de précaution, « au cas où ». Cette vision étriquée de la famille, calquée sur une image idéalisée digne de « la petite maison dans la prairie », n’a plus que peu de rapport avec la réalité. Niant l’existence des couples homosexuels sous un angle patrimonial, niant leur désir profond de construction familiale, le système les contraint à vivre cachés ou à tricher pour ne pas être spoliés de leurs droits fondamentaux d’être des parents.

La France en est-elle réduite à subir ce blocage rétrograde et à se retrouver, comme dans de nombreux domaines, de plus en plus isolée au milieu d’une Europe considérablement plus libérale ? Aujourd’hui, les libéraux ne prônent pas l’attribution de nouveaux droits aux couples homosexuels, mais simplement la suppression du mur qui leur interdit le bénéfice de droits existants. La différence est notable. Le droit de former un couple, en particulier sur le plan successoral, et d’avoir des enfants, ne doit plus être arbitrairement réservé aux seuls couples hétérosexuels. Que ce soit sous la forme d’un « contrat de partenariat » civil ou du mariage, il nous faut abattre ce mur de la ségrégation sexuelle, ce mur de souffrance intime du couple. La reconnaissance de cette liberté nous apparaît essentielle, vitale et urgente pour tous ceux qui aspirent à vivre « comme tout le monde » parce qu’ils sont justement « comme tout le monde ».

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19/04/2005

Raid de Francis Mer/Guillaume Sarkozy sur le Medef


L’actuel président du Medef, le très percutant Ernest-Antoine Seillère, doit quitter son poste le 1er juillet pour rejoindre l’UNICE, le syndicat européen des patrons. Pour le remplacer, plusieurs candidats consistants s’étaient présentés pour cette relève qui constitue un vrai défi : celui de redonner espoir au 700.000 entrepreneurs membres du Medef, essentiellement des PME, face à un gouvernement plus Etatiste que jamais, qui n’a remis en question ni l’ISF, ni les 35 heures ni même le Code du Travail responsable de l’anémie de notre marché de l’emploi.

Malgré quelques tentations protectionnistes, le Medef avait su retrouver l’audace et le ton mordant face à la pensée unique de notre ENArchopole, encroûtée dans son jacobinisme hautain des ministères.La compétition ouverte entre Sophie de Menton, tonique président d’ETHIC, Laurence Parisot, l’actuel président du Medef Auvergne, Hugues-Arnaud Mayer, et Yvon Jacob promettait d’être rude. Mais voilà qu’à cette joute d’entrepreneurs de bon sens, le binôme Francis Mer/Guillaume Sarkozy s’est déclaré candidat ce matin. A la fois stars et très politiquement corrects, ils risquent pourtant de l’emporter pour une simple question d’image. Un ancien ministre et le frère de l’unique responsable de droite qui inspire un peu confiance (malgré un passage consternant à Bercy), quoi de plus sexy pour les petits patrons de PME du fond de la France ? .

Espérons que ce couple associant celui qui a révélé sa mollesse à Bercy et le défenseur du textile protectionniste ne parviendra pas à l’emporter. Le Medef rejoindrait alors le pool des interventionnistes « bien pensants », ceux qui empêchent la France de respirer l’air de la liberté, de l’audace créatrice de richesse. Car comme le dit Francis Mer : « …en France et en Europe, nous partageons des valeurs incompatibles avec une concurrence débridée. Le système dans lequel nous vivons suppose le respect de certaines valeurs. Ce qui arrive actuellement aux salariés de Rover illustre les excès d’un libéralisme que nous récusons. ». Si le modèle Anglais, sous la direction des socialistes du New Labour, est jugé comme celui d’un « libéralisme » excessif, alors en effet, le Medef condamne l’entreprise d’avance sous la présidence de ces deux politiciens. Avec pareil propos, que de belles perspectives d’immobilisme consensuel.

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29/03/2005

Effet de la concurrence sur les armées privées


La compagnie Kroll vient de refuser le contrat de la décénie pour des raisons d'image.
Le gouvernement des Etats-Unis leur a proposé de reprendre la sécurité du camp de Guantanamo pour un montant proche de 100 millions de $ selon les experts proches du dossier.

Mais voilà, Kroll a une bonne réputation et ne souhaite pas l'endommager auprès de clients exigeants. Guantanamo reste un lieu qui nie les droits fondamentaux individuels. Même s'agissant de terroristes hautements dangereux, un respect minimum de ces droits s'impose. Kroll, une entreprise privée de sécurité, en est tout à fait consciente. Un bon point pour elle !

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18/03/2005

Syndicalisme français : histoire d'un échec


La France régresse sur tous les plans : système scolaire inefficace et injuste, système universitaire inadapté, recherche pantouflarde, chômage élevé chronique, pauvreté durable, pénurie de logement, dette en hausse constante depuis 30 ans et qui dépasse les critères de Maastricht, système de santé de plus en plus décrié et un système de retraite au bord de la faillite.

Pourtant, tout rare tentative de réforme qui s’attaque à l’une de ces questions se trouve confrontée à un blocage total et radical de la part d’organisations syndicales arc-boutées sur un assemblage d’idéologie et de corporatisme. Quel est le parcours de ces défenseurs acharnés du maintien de privilèges poussiéreux ? Pourquoi confie-t-on à l’Homo Syndicalus, au langage archaïque et aux mœurs rétrogrades, autant de pouvoir alors qu’il a perdu tant sa crédibilité que sa légitimité ? Quel espoir de se libérer de l’emprise de ces parasites infectieux de la vie économique et sociale française ?

Le mouvement syndicaliste est né, au cours de la seconde moitié du 19eme siècle, dans un esprit fortement anti-démocratique. Le suffrage universel, opposé à la notion de « classe», fut perçu à l’origine comme un processus bourgeois socialement mutilant par sa dimension individualiste. Aujourd’hui encore, les grandes confédérations syndicales acceptent difficilement le processus de substitution de processus démocratiques (élections des élus, referendums) au principe organique de représentation. L’unité sociologique (classe sociale, masse homogène) continue à primer, dans leur esprit, sur la diversité démocratique et libérale (le suffrage universel et le libre choix du marché).

Dans les années 1870, le climat social se tend. La Commune sanglante, le durcissement des grèves et le développement de la propagande révolutionnaire poussent Napoléon III à octroyer le droit de grèves aux travailleurs comme soupape de sécurité. La légalisation des associations ouvrières semble permettre une canalisation plus contrôlable et plus constructive des revendications et des protestations. La sphère du social, espace de structuration artificielle et collective des rapports sociaux, est née. Bien que vide de sens, elle continuera à rassurer le pouvoir politique au cours du siècle suivant.

Pourtant, la crainte de conflits violents persiste malgré l’instauration de représentations démocratiques à coté de ce espace social structuré. A l’opposé de l’approche communautaire du syndicalisme européen qui connaît un grand succès, notre syndicalisme n’abandonne pas son engagement révolutionnaire et reste ultra minoritaire. Adhérer à un syndicat français signifie incorporer pour militer. La Charte d’Amiens, en 1905, fixe clairement cette orientation activiste : « La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ». Plus loin : « Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. […] Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme ; il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. »Le ton est donné. Il ne changera plus.

Pourtant, le législateur lui confie progressivement des pouvoirs croissants, d’abord à l’intérieur des entreprises, mais aussi, après la seconde guerre mondiale, au sein de la sphère de l’Etat. En s’institutionnalisant et en radicalisant les rapports sociaux dans une perspective de lutte des classes, le syndicalisme continue à s’éloigner davantage des préoccupations concrètes et élémentaires des salariés. Le Code du Travail, depuis 1910, n’est qu’une stratification confuse de règles fondées sur une sociologie des rapports sociaux et sur une doctrine particulière de l’entreprise, toutes deux d’inspiration sous-jacente marxiste. Il faut noter que depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir en 1981, la très nette accélération de l’empilement de textes a doublé le volume de ce Code, déjà complexe et touffu, et mené aussi bien l’entreprise que le marché de l’emploi au bord du gouffre.
Or, la représentativité sociologique, quelle qu’elle soit, n’est pas susceptible d’être juridiquement construite. Le droit du travail s’est donc développé de manière anarchique, sans respecter aucune norme de droit, avec les effets désastreux sur l’emploi, le développement de la précarité et le tassement des salaires vers le bas.

C’est juste après la grande guerre que les contrats collectifs, prioritaires sur les contrats individuels, font leur apparition. Le syndicat peut aussi agir en justice en se substituant aux individus lésés.
Bref, le législateur permet une extension constante du domaine d’autorité du syndicalisme. Lors du Front Populaire et dans l’immédiat après-guerre, deux très courtes périodes d’engouement exceptionnel pour le syndicalisme, les accords de Matignon de 1936 introduisent l’élection des délégués du personnel dans les entreprises, et les comités d’entreprise viennent s’ajouter aux précédents en 1945. Dans le même temps. un Léviathan qui est né : l’« Etat providence ». Le syndicalisme est bien entendu partie prenante de cette collectivisation des rapports économiques et sociaux. On lui assure la main mise sur la sécurité sociale, l’entrée au nouveau Conseil Économique et Social, dans les conseils d’administration des entreprises nationalisées et à la Commission au Plan.

Pire, le décret du 31 mars 1966 instaure une oligopole en fixant une présomption irréfragable de représentativité pour cinq confédérations nationales et pas une de plus. Dorénavant, elles seules disposent du droit de représenter les salariés au niveau national.
Pour renforcer leur pouvoir, les sections syndicales d’entreprise, créées dans la foulée en 1968, sont confiées aux délégués syndicaux, non pas élus mais nommés par ces confédérations. Ainsi les syndicats peuvent-ils engager, par la seule signature de leur délégué nommé, et sans autre condition préalable, l'ensemble des salariés d'une entreprise ou d'une branche professionnelle sur des questions fondamentales touchant à leur vie.

En 1982, les lois Auroux alourdissent considérablement le poids des syndicats dans la vie des entreprises : obligation annuelle de négocier, apparition des « groupes d’expression », etc.
L’arrivée des socialistes au pouvoir marque aussi l’accélération du déclin du syndicalisme français. Avec ses 430.000 représentants et permanents actuels et des comptes totalement opaques, cette institution lourdement bureaucratique ne parvient toujours pas à évoluer, à appréhender la diversité des réalités et des attentes des salariés. Malgré plusieurs tentatives d’ouverture et de modernisation de la part de la CFDT, le monde syndical persiste globalement dans la voie du conflit idéologique ou de la défense d’intérêts corporatistes. Les scissions de SUD et de l’UNSA vont, elles, plutôt dans le sens d’une radicalisation des luttes. Dernier sursaut du moribond ?

Rappelons que depuis la révolution française, la loi Le Chapelier a fixé l’idée que l’intérêt particulier constitue une menace pour le pays, que seul l’intérêt général compte. Cette mascarade rhétorique permanente atteint depuis vingt ans son paroxysme lorsque la lutte syndicale, au nom de cet « intérêt général », s’est mise à défendre des intérêts spécifiques. On se rend compte, depuis, qu’il n’existe plus de représentation automatique et définitive. Les coalitions sont limitées, les stratégies individuelles et les négociations sont partielles et transversales.

Pourtant, les négociations collectives ont progressivement quitté la sphère de l’entreprise pour être signées au niveau des branches, notion déjà confuse, à l’échelle interprofessionnelle ou bien enfin directement avec les ministres. Ces « partenaires sociaux » officiels exercent dés lors une pression croissante sur un monde politique fragilisé qui espère trouver un surcroît de légitimité en négociant avec eux. Mais en définissant au coup par coup le critère de représentativité et en s’appuyant davantage sur cette légitimité sociale factice, le pouvoir politique se retrouve confronté à l’antagonisme initial qui oppose démocratisme et syndicalisme.

Dès lors, la société civile se retrouve de plus en plus prise en étau (voire en otage) entre un pouvoir dual. S’adossant au pouvoir politique en quête d’une nouvelle crédibilité, l’institution syndicale cherche une légitimité. L’effondrement de l’illusion marxiste et la situation sociale désastreuse où le syndicalisme a contribué à nous mener, nous offrent l’opportunité d’assainir le syndicalisme dans ses fondements et dans son fonctionnement. Le concept de « partenaires sociaux » a prouvé, depuis longtemps mais particulièrement depuis une dizaine d'années, sa nocivité et son injustice. Le moment est aussi venu de repenser notre Code du Travail, oppressif et incohérent. Le travail ne doit plus être perçu comme un mal à combattre, l’entreprise comme un ennemi à terrasser ou la liberté individuelle de négocier comme une menace de classe. Il apparaît urgent d’abandonner l’« idéologie de la négociation collective » franco-française, purement incantatoire, pour revenir à un ensemble de normes de Droit et à une vraie place pour les négociations individuelles.

17:01 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/03/2005

La France est devenue folle


La France régresse sur tous les plans : système scolaire inefficace et injuste, système universitaire inadapté, recherche pantouflarde, chômage élevé chronique, pauvreté durable, pénurie de logement, dette en hausse constante depuis 30 ans et qui dépasse les critères de Maastricht, système de santé de plus en plus décrié et un système de retraite au bord de la faillite.

Pourtant, quelques centaines de milliers de Français persistent à se mobiliser et, une fois de plus et malgré les promesses d'assurer un service minimum, prennent le pays en otage. Ecoles et postes fermées, trains et avions annulés, rien ne va plus.
Les revendications : un fourre-tout de demandes collectives et autoritaires. La place de l'individu, de la reconnaissance de son travail propre, de ses aspirations personnelles, n'ont aucune place dans la vision centralisatrice et dirigiste de ces syndiqués activistes.

La France vit sous le joug d'une majorité de droite sans aucun courage. La technocratie gestionnaire s'étant substituée au courage politique, voilà nos jeunes ENArques, professionnels de la politique, chercher en permanence un consensus avec des partenaires sociaux bien étranges. Ces partenaires sociaux tiennent leur légitimité représentative de la loi, comme si l'implication des salariés n'était pas un critère suffisant. Certes, à peine 8 % des Français sont syndiqués, un record en Europe ! Alors doit-on se fier aux élections professionnelles ? Devons-nous considérer qu'à coté des institutions démocratiques, notamment parlementaires, une seconde démocratie partielle, seulement élue par les salariés, devrait prendre le pouvoir aux élus du suffrage universel ? Pourtant, les salariés eux-mêmes votent peu, l'abstention est grande.

Les syndicats ont abandonné le terrain de l'entreprise dans l'ensemble pour se consacrer aux négociations de branche ou interprofessionnelles, loin des préoccupations concrètes des salariés qu'ils sont censés représenter. Ils siègent au CES et dans de multiples commissions, ils négocient avec les ministres et tiennent bien en mai notre système social dont nous reconnaissons tous les grandes performances (déficits explosifs : 14 milliards d'euros pour la sécu, 12 milliards pour le chômage !!!), tant dans leur gestion que dans les résultats (assistanat, trappes à pauvreté, incitation à l'inactivité, intégration ratée de l'immigration "parquée" dans des ghettos et assistée).

Après avoir perdu toute crédibilité auprès des salariés, il serait intéressant que le débat public porte sur la légitimité et sur la structure du syndicalisme actuel. Vaste tabou dont l'effondrement ferait sauter l'un des verrous de la réforme les plus importants en France.

10:20 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/02/2005

La France endette vos enfants


Le Trésor français émet 6 milliards d'euros d'obligationqs à 50 ans. Imaginez un peu où seront nos hauts fonctionnaires et politiques lorsque l'échéance approchera...en 2055 !
Le succès est tel (19 milliards d'offres du marché) que d'autres émissions sur ce type de maturité lointaine sont plus que probables. Maintenant, l'Europe entière va pouvoir s'endetter sur de très longues durées, "et après moi, le déluge".

Vive la solidarité intergénérationnelle !!!

23:03 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/02/2005

Manif moyennement réussie de la la secte du tout-NON


Les manifestations contre la mini-réforme des 35 heures ont finalement rassemblé, dans 118 villes, entre 284.700 (préfecture de police) et 517.250 personnes (organisateurs), ce qui apparaît meilleur que la journée d'action des fonctionnaires du 20 janvier, mais reste très en deçà d’une réelle représentativité électorale ou même professionnelle avec seulement 1.5 à 3 % des 5.2 millions de salariés relevant de la fonction publique et des 14 millions de salariés du privé. Malgré le renfort timide du secteur privé, derrière les banderoles de diverses fédérations des services, du commerce, du transport, de la banque ou encore de l'industrie, ces manifestations restèrent essentiellement le fait des habitués de la fonction publique, pourtant non affectés par la proposition de réforme de la loi sur les 35 heures. Comme d’habitude, le poids de l’idéologie anti-européenne et anti-capitaliste domina largement, avec notamment, dans le défilé, des représentants du PS, en quête de crédibilité en ces périodes de grave crise interne. Pour une grande opération nationale prévue de longue date, on ne peut parler d’un succès retentissant mais seulement d’une parade du non : non à l'assouplissement des 35 heures, non aux réformes, non au capitalisme, non au référendum européen.

Le syndicalisme français, qui a perdu toute légitimité auprès des salariés, sacrifie aussi sa crédibilité lorsqu'il défend le dogme absurde qu'on peut gagner plus en travaillant moins...et qu'il cherche à nous l'imposer par la force. Ces troupes habituelles de réactionnaires arc-boutés contre la modernité et le progrès feraient sourire si la France ne souffrait pas d’anémie depuis pas mal d’années. A force de bloquer les réformes et de contraindre notre gouvernement, tétanisé devant l’opposition, à reculer systématiquement. Les seuls projets de la majorité, quand ils ne sont pas remballés en 48 heures, viennent alors compliquer davantage la situation du pays sans le libérer jamais de ses contraintes asphyxiantes.

 Ainsi le projet compliqué de réforme de la loi des 35 heures fait-il l’objet d’une bataille rangée alors qu’il ne remettra rien de fondamental en cause. Le Compte Epargne Temps, pilier de l’usine à gaz Aubry, sera un peu plus compliqué à gérer, au plus grand dam des entreprises qui auraient encore préféré qu’on ne touche à rien plutôt que d’ajouter une couche.

La seule réforme qui eût vraiment simplifié le travail des employeurs et répondu à la diversité des attentes des salariés, aurait été le remplacement pur et simple des lois Aury par la négociation libre du temps de travail au sein de chaque entreprise, collectivement ou individuellement.

Cela fait partie du charme de la France, paraît-il, de se distinguer du reste du monde par ce type d'archaïsme. Hélas, ces blocages idéologiques mènent les citoyens-otages vers le chômage et la pauvreté, et notre pays à la ruine.

10:53 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/01/2005

Sur France 2, les politiques à l'assaut du marché de l'humanitaire


Jusqu'à récemment, les Français ne montraient aucune générosité particulière, inhibés par une politique sociale massive de l'Etat, aux effets hélas contre-productifs. Nombre de pays occidentaux manifestent pourtant une implication individuelle beaucoup plus importante...et récurrente. La solidarité y est perçue comme un acte librement consenti, donc direct des particuliers aux associations caritatives, aux ONG aux fonctions diverses, sans passer par la lourde bureaucratie clientéliste de l'administration. La position française n’est donc pas une fatalité

La médiatisation du Tsunami a alors favorisé une prise de conscience en France. D'abord, il apparut qu’il était possible de voir une quantité très importante de citoyens se mobiliser et donner de leur poche, comme partout ailleurs dans le monde.
Ce soir-là, le débat animé par Arlette Chabot sur France 2 révéla aux profanes l'existence d'un "marché de l’humanitaire". Différents métiers cohabitent, de l'urgence médicale à la reconstruction dans la durée. Différents acteurs coopératifs agissent de concert, chacun avec son réseau, ses méthodes, sa population de soutiens. Cette concurrence aboutit parfois à un certain manque de coopération, elle avance toutefois vite et de manière efficace. Parfois, un acteur annonce avoir saturé ses capacités d'intervention dans son propre domaine et demande aux donateurs de stopper leurs dons, comme MSF l'a fait récemment, avec un courage un peu maladroit. Cette maladresse fut un cadeau fait aux politiques, toujours en quête d’occasions tragiques pour proposer des surenchères démagogiques de taxes, de bureaucraties dédiées, de commissions nouvelles.

Par ailleurs, Jean-Hervé Bradol, Pdt de MSF manifesta une conviction forte, essentielle : l'argent ne doit pas passer dans la main des Etats. On vit le président de la Fondation de France acquiescer sur ce point. Même Jean-Christophe Rufin, président d'Action Contre la Faim, le suivit sur ce principe essentiel. Jean-Hervé Bradol insista en évoquant le fait que les populations concernées étaient extrêmement réactives et qu'elles étaient déjà dans une phase d'hyperactivité pour la reconstruction, parallèlement au travail de deuil. Il ajouta que la vision des politiques occidentaux, condescendante à l'égard de ces pays pauvres, avait une tournure néo-colonialiste. La plus saine des reconstructions, selon lui, ne pouvait démarrer que des sinistrés eux-mêmes…et selon leurs souhaits, pas ceux préconisés dans les salons douillets des ministères européens. Bernard Kouchner faillit s’étrangler.
Tous les politiques présents évoquèrent la césure entre le nord, riche et toujours indemne, et le sud, pauvre et toujours affecté. Personne n’osa démentir ce cliché grotesque, sinon une journaliste indienne. Elle raconta que l’Inde se sentait suffisamment riche pour se débrouiller globalement seule. Personne n’insista face à cette volonté d’émancipation de la part d’un pays pourtant classé parmi les pauvres (et une partie importante de sa population l’est encore, personne ne le nie). Elle ajouta que les catastrophes naturelles de grande ampleur (dizaines de milliers de morts) sont hélas courantes en Inde (facilitées par la forte densité de population), expliquant par là sa grande maîtrise de ce type de situation d’urgence et de reconstruction.

Renaud Muselier fut insipide, s’alignant platement sur les positions de ses congénères socialistes (pour ne pas dire communiste dans le cas de Nikonoff). Claude Allègre, Bernard Kouchner et Jacques Nikonoff ont alors commencé leur attaque en règle du président de MSF sur ce point. Certes, le fondement politique veut qu'il faille toujours demander plus, on verra plus tard ce qu'on fera de l'argent. Mais surtout, il ne fallait pas que la force publique soit remise en cause par des responsables de la société civile. Une fois réglée le sort médiatique de cet insolent de Bradol, on vit s’élaborer une longue surenchère de plans de taxation mondiale, de bureaux de coordination, de fonds dédiés, de grandes bureaucraties affectées à une multitude de taches au niveau de l’ONU. C’en était fait de cette odieuse globalisation capitaliste, place à la globalisation fiscale et bureaucratique, celle « du cœur » comme ils surent dire à l’unisson.

Après ce contraste effrayant entre des humanitaires professionnels, impliqués sur le terrain, et ces politiques ne rêvant que confiscation des richesses, bureaucratie et économie planifiée, il semblait que le marché de l’humanitaire risquait la nationalisation pure et simple après les propos des seconds, toujours prompts à se saisir de situations douloureuses et tragiques pour tenter de voler un peu plus de notre liberté.
En tout cas, bravo à toutes les ONG qui doivent faire leur métier tout en défendant leur indépendance vis-à-vis d’Etats et de politiques prédateurs !

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03/01/2005

Explosion du réseau d'écoles privées populaires en Inde


La croissance du PIB et les effets de la mondialisation atteignent même les populations les plus défavorisées de ce gigantesque pays. La misère n’y est plus perçue comme une fatalité. Les castes sont remises en cause. Chacun veut offrir leur chance à ses enfants : même les plus misérables et analphabètes savent mieux que l’Etat indien ce qui est bon pour leurs descendants. Aussi l’enseignement est-il devenu un marché extraordinairement dynamique au sein même des bidonvilles. Un vrai business est né, avec des résultats plus que probants pour la clientèle des familles.

L’enseignement public connaît de graves fléaux avec un absentéisme chronique entre un tiers et la moitié du corps enseignant (ah, statut privilégié oblige !) et un refus de l’enseignement systématique et précoce de l’Anglais. A coté de ce système public sclérosé sont donc apparues une multitude de petits établissements indépendants privés, plus de mille dans le seul Andhra Pradesh (soit le double du nombre d’établissements publics).

Eux ont fait le choix de l’enseignement en Anglais. Les profs, s’ils sont moins diplômés que leurs congénères du public, savent mieux susciter l’enthousiasme des enfants…et des parents. D’abord, il n’existe pas de formation à l’enseignement en Anglais en Inde. Ensuite, seul le privé considère que l’Anglais n’est plus la langue des colonialistes comme l’Etat persiste à le (faire) croire.

Les résultats sont déjà jugés meilleurs dans ce réseau parallèle que dans le secteur public par EDUCARE, une ONG spécialisée (Telegu et Hurdu mis à part !). Le Dr Anwar, président de la Dynamic Federation of Private Schools de l’Andhra Pradesh, explique que les régulations insensées de l’Education Nationale rendent toutes ces écoles libres hors la loi. Par exemple, le taille de la cour de récréation, la distance entre les tables et une foule de détails sont strictement définis. Aucune école publique ne les vérifie, mais cela permet aux autorités locales de taxer les établissements privés, indépendants. Ces pots de vin locaux représentent environ 10 % de leurs recettes. Ainsi les plus pauvres, qui payent ces écoles de 1.200 à 10.000 roupies par an (28 à 235 $, loin des 2.800 $ de l’école de l’élite indienne, la Doon School !), savent donc que l’Etat, inapte et corrompu, les rackette encore de 10 %.

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22/12/2004

Plan Borloo : bulle sociale


Alors que le mouvement HLM gère 25 % du parc immobilier français, soit 3.8 millions de logements, le plan Borloo propose d’en construire 500.000 de plus en 5 ans. Autant dire que nous sommes en présence d’un secteur largement administré par l’Etat et les collectivités locales, propre à une économie de type socialiste.

Premier effet : le coût de ce parc est prohibitif ! Ce seul aspect du plan Borloo va peser 55 milliards d’euros. Cette estimation sera sans doute dépassée lors de sa réalisation…surtout dans une période préélectorale qui verra une gauche pousser à la surenchère dans les régions et une droite sans repères en quête de clientèle. Evidemment, cette charge va venir alourdir le budget d’un Etat déjà excessivement dépensier. La facture alourdira donc le fardeau des contributeurs fiscaux, donc sur la croissance pourtant déjà chroniquement faible.

Deuxième effet : le taux de propriétaires, l’un des plus faibles du monde occidental, n’est pas prêt de remonter. Cela entretient la tendance à la déresponsabilisation individuelle, ainsi qu’une certaine forme largement répandue d’aversion pour la notion de patrimoine. Dans un environnement difficile et dans la perspective d’une faillite de nos systèmes de retraite, cet aspect pèsera rapidement sur le moral des ménages. Leur épargne élevée continuera à s’investir dans la pierre alors que le marché est déjà peu tendu face au manque d’offre.

Troisième effet : éviction du marché privé. Le secteur du BTP, en surchauffe avec un manque de main d’œuvre, va augmenter ses tarifs. Les terrains libres, de plus en plus rares (pour diverses raisons que je n’évoquerai pas ici), vont également se renchérir. La pénurie de logements du parc libre ne peut donc que se renforcer, accélérant le mouvement de hausse des prix de l’immobilier.

L’aide au logement, enfin, contribue aussi largement à pousser à la hausse les prix locatifs du segment bas et moyen du marché locatif et, par répercussion, les segments supérieurs. Autant dire que cet effet n’est pas neutre sur le prix du m2.
Pour rappel, alors que 1.75 millions de demandes (dont la moitié à moins d’un an) de logement social s’accumulent, 5.7 millions d’allocataires (couvrant 12.8 millions de personnes) perçoivent une aide au logement, l’APL, l’ALS ou l’ALF, d’un montant mensuel moyen de 215, 185 et 150 euros respectivement.
Les individus et ménages aux revenus légèrement supérieurs, qui ne bénéficient pas de ce type d’aide, subissent donc une concurrence déloyale et n’ont plus les moyens de vivre dans la gamme de logements à laquelle ils auraient pu prétendre dans un marché libre.

En bref, les impôts des classes moyennes et supérieures financent leur éviction de leur gamme naturelle de logements. La politique de logement sociale accélère la pénurie de logements.
La notion de « bulle spéculative immobilière » devrait plutôt s’intituler « bulle sociale ».

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25/11/2004

Meilleures universités dans le monde : la France est loin


Le Times Higher Education Supplement (THES) classe chaque année les 200 meilleures universités du monde parmi 1.300 dans 88 pays, en fonction de cinq critères pondérés en score global :
- vitalité intellectuelle (publications de recherche)
- ratio d'étudiants de l'université
- renommée internationale calculée par l'attrait sur les étudiants étrangers
- réputation académique internationale

Evidemment qu'avec 40 Nobels à son actif et une réputation d'excellence absolue internationale, Harvard arrive en tête. A partir de son score fixé à 1000, les autres universités obtiennent le leur en proportion de celui d'Harvard (dont le budget est de 19 milliards de $ !!! Le double du budget global français consacré à l'enseignement supérieur).

La Grande Bretagne et les Etats-Unis monopolisent les 9 premières places, L'ETH de Zurich arrivant en 10eme position. Il est surprenant de constater que l'Australian National University, la Beijing University et la National University of Singapore arrivent en 16e, 17e et 18e places (417, 392 et 386 points). Polytechnique n'arrive qu'en 57eme place (315 points), l'ENS en 30eme (298 points) et ensuite plus rien pour la France.

Au-delà d'un aspect financier évident (faible budget annuel consacré à chaque étudiant), notre système d'enseignement supérieur n'est pas compétitif dans un environnement mondialisé hautement compétitif. Manque d'ambition de notre université égalitariste, centralisée et paupérisée. Grandes écoles encore trop fermées sur elles-mêmes, absence de mélange des cultures même si la tendance semble enfin s'inverser.

15:55 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

29/10/2004

Danielle Mitterrand brade les bijoux de famille...le PS raque


Le Parti socialiste a acheté les meubles de la salle à manger du domicile privé de François Mitterrand, mise en vente aux enchères par son épouse Danielle mardi dernier à Paris, a indiqué à l'AFP Michel Sapin, trésorier du parti.

La maison Artcurial a vendu une partie du mobilier du couple présidentiel Mitterrand ce week-end. Estimé autour de 35.000 euros, la vente a finalement permis à Danielle d'empocher 68.200 euros. La vie est dure pour la veuve eplorée. A seulement 10.000 euros de rente mensuelle (cumul des retraites de son défunt monarque de mari), pas facile de vivre correctement.

Si "la vente n'était pas très hystérique", les pièces sont parties à un prix élevé...grâce au soutien du PS !!! Depuis la vente de vieux livres par Beregovoy pour rembourser son "crédit", on sent bien que les socialistes savent apprécier les vieilles choses. Evidemment, le vrai problème de Danielle, c'est la caution judiciaire de son fils cadet, Jean-Christophe, qu'un ingrât de juge a fixé à 750.000 euros. La route reste longue...

On sent aussi des aigreurs dans l'air. Maître Hervé Poulain tenta bien d'instiller un peu de rêve, teinté d'humour, en soupirant : "Ah, si cette table pouvait parler... Gorbatchev s'y est assis pour discuter un peu...", rien n'y fait. Certains propos entendus ce soir-là furent très durs à l'égard de Danielle et de ses plaintes quant à la vie chère. Encore un citoyen favorable à la baisse administrée des prix par Sarkozy ?

Certaines mauvaises langues allèrent jusqu'à avancer que si les Mitterrand avaient réellement besoin d'argent, ils auraient des pièces "autrement plus belles" à écouler sur le marché...plus discrètement sans doute ?

17:42 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2004

Un prof de philo fait interdire "les masters de l'économie"


Gilbert Molinier avait réussi, en juillet dernier, à faire interdire une excellente initiative du CIC:
http://www.lesmasterscic.com/
Depuis plus de 20 ans, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, aidés par leur professeur d'économie ou de gestion, participaient à ce jeu au fort contenu ludique mais aussi pédagogique.

Le proviseur a bien tenté de porter plainte contre cet enseignant rétrograde, il a été débouté.

Aujourd'hui, la bourse est un immense espace où se rencontrent les montants considérables de l'épargne mondiale (fonds de pension, assurances, épargne retraite ...) et les entreprises qui cherchent des fonds pour développer leur activité, investir ou procéder à des acquisitions. Cet immense marché, extrêmement complexe et efficient, est mal connu en France. Nombre de citoyens, dont monsieur Molinier fait partie, continuent à y voir une sorte d'enfer peuplé d'escrocs qui gagnent leur vie sur le dos des autres, facilement et sans travailler. Dans une perspective pédagogique, le concours du CIC constituait une excellente incitation à mieux faire connaître les fondements, les rouages, les acteurs de ce pilier de nos sociétés capitalistes.

Hélas comme d'habitude en France, les forces de la réaction priment sur celles du progrès et le Sieur Molinier gagna sa procédure sur le principe que le jeu avait "clairement des objectifs publicitaires et commerciaux". Bref, les institutions franèaises persistent dans leur lutte contre l'enseignement des réalités économiques, contre ce qui se passe dans le monde, notamment dans le domaine de l'économie et des échanges.

Aujourd'hui, même ATTAC cherche à récupérer ce "résistant" réactionnaire, un peu tard au goût de ce dernier. Voici la suite des turpitudes de monsieur Molinier sur son site: http://www.oale.org/cadre2/sommaires/cad2-som-financementdelecole.htm

Encore une fois en France, l'obscurantisme a gagné.

16:05 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/10/2004

Hôpitaux publics : qui a parlé de gestion ?


Alors qu'une partie des syndicats de médecins hospitaliers appelle à nouveau à la grève aujourd'hui, un petit tableau accablant circule, comparant les tarifs entre établissements publics et privés de santé. Le constat ne laisse aucun doute : les coûts du public sont quasi systématiquement plus élevés que ceux du privé, ce que tous les médecins, experts ou professionnels qui se sont penchés sur la question, ou ont exercé dans les deux milieux confirment . Selon ce petit tableau, un accouchement sans complication coûte 2 343 euros dans le public contre 2 035 dans le privé, et une appendicectomie, 2 645 contre 1 160 euros. Pour certains actes, comme l'intervention sur une tumeur maligne de l'appareil génital masculin, ils vont même du simple au double (4 000 euros contre 1 247).
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, que l'on ne peut soupçonner de partialité, a travaillé des mois durant à essayer d'analyser ces écarts entre les 1100 groupes d'hôpitaux publics et les 900 hôpitaux privés et 1200 cliniques. Il n'y est pas parvenu. Pourtant, 63 milliards d'euros sont en jeu, dont 20 % pour les cliniques qui emploient 120.000 salariés et 40.000 médecins, et soignent 6 millions de patients par an !

Les raisons de ce coût élevé des hôpitaux publics sont multiples :
- la structure de l'activité de l'hôpital public n'est pas la même que celle des cliniques, encore centrées sur la médecine, sur une partie de la chirurgie et sur l'obstétrique. De leur côté, les hôpitaux doivent faire face à de très coûteuses missions de service public, dont l'accueil des urgences, la recherche, ou la formation des étudiants en médecine.
D’où la grande revendication du privé d’appliquer à tous la tarification à la pathologie et non plus au forfait selon le nombre de lits qui constitue une criante inégalité de traitement, privilégiant le public, beaucoup plus coûteux.
- le statut et la rémunération des agents, sous contrat privé dans le privé, fonctionnaires dans le public, et la plus grande spécialisation du cliniques privées.
- les fixations de budgets ou de tarifs ne suivent pas la même procédure dans les deux secteurs.

Bien entendu, «ces comparaisons sont intellectuellement malhonnêtes», s'insurge pour sa part la fédération des hôpitaux publics, toujours prompte à défendre ses conditions pourtant déclarés insupportables par les personnels hospitalier et para hospitalier.

Certes, le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie souligne le manque d'outils comme «des tableaux de bord, le contrôle de gestion ou la comptabilité analytique», ce qui est révélateur de l’incompétence inquiétante des gestionnaires de notre système de santé. Pourtant, cette gestion, réputée pour la lourdeur de sa bureaucratie, ne manque pas de main d’œuvre ni de moyens. Autant dire que cet amateurisme est plus que choquant pour le cotisant qui préfèrerait disposer du libre choix pour s'adresser à une assurance professionnelle, privée, dans cette mission, afin d'en réduire la facture.
Face à l'extrême diversité des tarifs au sein des centres hospitaliers publics, mais aussi entre les cliniques, une maîtrise élémentaire de ces coûts paraît aujourd’hui incontournable, travail impératif pour obtenir des «résultats fiables» et permettre la tarification à la pathologie, plus juste et plus efficace.

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28/09/2004

La France n'a pas encore chassé tous ses riches


Si la chasse aux riches se poursuit activement, non seulement par des mesures concrètes comme l'ISF et d'autres charges alimentant l'exode, mais aussi par une culture savamment entretenue par notre nomenklatura parisienne socialisante, les Français n'ont pas une image du patrimoine aussi mauvaise que la presse voudrait nous le faire croire. Surtout, les seuils qu'ils jugent séparer les situations "à l'aise" et "fortuné" sont très éloignés de ce qu'on pourrait imaginer en lisant la presse courante. Alors info ou intox ?

Nicolas Sarkozy a déjà attaqué : «Quand on a travaillé toute une vie et qu'on laisse à ses enfants 100 000 euros, je défie quiconque de dire que c'est un cadeau aux plus fortunés.» Assuré de viser juste, le ministre d'Etat assume : «Si on considère qu'une telle personne est quelqu'un de riche, eh bien, faisons le débat devant les Français.»
Au moment où il s'avançait sur ce terrain miné (par la gauche), l'INSEE nous annonçait que :
- 41.6 % des ménages disposait d'un patrimoine compris entre 105.000 euros et 450.000 euros,
- 7.5% des ménages disposait d'un patrimoine supérieur à 450.000 euros,
- 37.9 % disposent d'un patrimoine entre 3.000 et 105.000 euros
Bref, ceci confirme que largement plus de la moitié de la population dispose d'un patrimoine proche ou supérieur à 100.000 euros. Un sondage récent TNS-Sofres réalisé par le Figaro révèle par ailleurs que 77 % des Français se déclarent satisfaits de leur situation matérielle (dont 10 % "très satisfaits"). Ils en profitent pour grossir leur épargne, déjà à un niveau très élevé. En fait, les Français sentent bien que de gros nuages s'amoncellent au-dessus du pays : faillite latente de nos régimes des retraites, sécu au bord du gouffre, dette publique incontrôlable,... Aussi sont-ils 68 % à vouloir épargner davantage.

Un Français sur trois considère que la richesse commence avec un revenu mensuel net compris entre 6 000 et 10 500 euros dans un foyer. Ils sont deux sur trois à juger qu'un ménage avec deux enfants aurait un niveau de vie tout à fait acceptable avec un revenu mensuel net compris entre 2 000 et 4 000 euros. Soit à peu près 2 fois le salaire moyen en France qui s'établit à 1 372 euros.
Plus significatif, un sondé sur cinq estime que l'on peut se tenir pour fortuné avec un patrimoine de 450 000 à 1 million d'euros. En moyenne, les personnes interrogées se classent seulement dans la catégorie «à l'aise» lorsque la valeur cumulée des placements financiers, de l'immobilier et autres oeuvres d'art atteint 685 000 euros. Or la première tranche de l'ISF (0,55%) se situe à 720 000 euros... Pour être vraiment riche, selon les Français, le ménage doit posséder des biens valorisés à plus de 1,5 million d'euros (voire même 2 millions d'euros pour les plus de 50 ans).
Bref, les seuils de l'ISF sont franchement iniques et l'idée qu'il constitue une véritable spoliation n'est peut-être pas si éloignée du sentiment majoritaire que cela.
Les Droits de succession constituent aussi un point crucial pour nos concitoyens. 80 % des sondés se déclarent "très" ou "assez favorables" à la réforme en cours. Voire plus ?

En attendant, les réformes viennent au compte-goutte, l'exode continue, le marché du travail ne repart pas franchement et le cloisonnement social, les trappes à pauvreté vont être amplifiés par les projets pharaoniques de Borloo soutenus par un Chirac plus antimondialiste que jamais.

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20/09/2004

UMP, Sarkophage ?


Contrairement à Chirac, notre Rastignac politique, Sarko a gardé l'allure et le style aristocratiques de ses ancêtres Hongrois, les Sarkozy de Nagy-Bocsa. Pas besoin d'épouser une aristo pleine aux as pour se mettre en selle (juste la fille de l'ancien maire de Neuilly... plus une aventure avec Claude Chirac, lui, le gendre idéal pour la famille C.) et battre à 27 ans un parrain de la politique, Pasqua. Malgré une jeunesse dorée, on sent bien le désir de revanche sur la vie, l'hyperactivité obsessionnelle presque maladive. Abandon d'un père volage ou simple ambition absolue (dans laquelle sa femme, une Bernadette en puissance sans la chevalière, se retrouve totalement) ?

En tout cas, Sarko a plusieurs bons points pour lui : ce n'est pas un intello (au point que les intellos s'emmerdent avec lui... Et sans doute lui avec eux) et il n'est pas issu de l'ENA, ce qui explique sans doute son courage supérieur à la moyenne de la classe politique. Courage également physique, faut-il le rappeler, mais courage qu'il faut pondérer du fait qu'il s'entoure essentiellement d'ENArques.
L'ambition démesurée du petit bonhomme est aussi plutôt un atout en termes politiques. Surtout qu'il semble s'être entouré de têtes fidèles qui, depuis longtemps , portent des valeurs assez tranchées. Assumera t-il leurs idées un jour ?

Si on ne peut accuser Sarko d'être une girouette, on ne peut manquer de lui reprocher une certaine immaturité dans le domaine de la pensée. Or, la théorie doit guider les grandes actions de réforme comme elle l'a fait dans de nombreux pays aujourd'hui sortis de l'ornière, bien qu'il ne s'agisse pas de la citer en public.
Sarko est une éponge à idées simples, concrètes, alors qu'il a une grande capacité d'analyse pour décortiquer des projets tordus, complexes, imbuvables et technocratiques. Aurait-il trop le nez dans le guidon ?

Citer le modèle Anglo-saxon sans en étudier la philosophie (certes un peu travestie par l'expansion récente de l'Etat) ne mènera nulle part notre petit Bonaparte en quête de pouvoir absolu s'il ne prend pas le temps de la réflexion pour élaborer une véritable stratégie de la réforme. Car on le sent partagé entre un libéralisme de bon sens et un dirigisme volontaire. D'un coté, il s'intéresse aux fondements du droit de propriété comme le confirment sa réflexion un peu confidentielle sur la suppression de l'ISF (véto de Chirac) et la (finalement petite) baisse des droits de transmission, ainsi qu'à la libre expression comme l'attestent son rejet de la loi sur le voile et le refus de censurer un ouvrage pédophile qui a fait scandale. De l'autre, il souhaite administrer les prix, limiter la concurrence fiscale en Europe, lutter contre les délocalisations et convoquer régulièrement les grands chefs d'entreprise pour les sermonner, les contrôler.

Bref, oui à l'ambitieux qui souhaite réveiller le sens de la responsabilité chez les Français, qui veut les libérer des trop lourdes contraintes et de la "bien pensance" actuelles. Mais non au dirigiste têtu en quête d'ingérence permanente dans les affaires économiques, plus attiré par des mini-réformes d'apparence au sacrifice d'une vraie stratégie de recul de l'Etat. Oui au politique courageux qui parle franchement, non au réformateur superficiel de l'instant, qui décroche la fausse "bonne idée" d'une simple discussion dans la rue. Bouger, oui; brasser de l'air : non !

Pour le moment, les libéraux ne l'intéressent pas, surtout ceux qui s'affichent proches du looser politique éternel, Madelin. Mais en cas de faux pas, s'il tombe de son piédestal, il aura intérêt à avoir constitué jusqu'alors un bon réservoir de soutiens militants...ceux qui restent le font parce que leur soutien touche plus au fond qu'à la forme. Encore faudrait-il qu'il se penche un peu sur le contenu pour fixer une ligne claire et lisible."

Au moins aura-t-il le soutien de Tom Cruise, venu défendre récemment le dossier de l'église de scientologie (2 lourds redressements fiscaux) devant l'actuel ministre des finances...Si le dossier est bien "traité" bien entendu.
A moins qu'une sombre affaire Clearstream (chambre de règlement livraison de titres) touchant à des flux destinés à un certain Paul Stéphane Nagy-Bocsa ne viennent couper court aux plus beaux espoirs de notre petit Nicolas (Paul Stéphane) Sarkozy (de Nagy-Bocas)

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16/08/2004

L'art aux cochons !


Notre ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, semble vouloir traiter avec fermeté de grave défaillances généralisées dans la gestion de notre patrimoine mobilier par l’Etat. Nous savions qu’une œuvre monumentale de Niki de Saint Phalle appartenant au Musée National d’Art Moderne Pompidou, haute de 3 mètres et pesant une tonne, pouvait disparaître sans laisser de traces (fin 2000). Mais aujourd’hui, le contribuable apprend que ce sont plus de quinze mille pièces qui manquent à l’appel au sein des cinq institutions publiques de conservation : l'Etat, le Mobilier national, le Fonds national d'art contemporain (le Fnac), le Musée national d'art moderne du Centre Pompidou et l'Union centrale des arts décoratifs (l'Ucad); et qui occupent préfectures, musées, palais de justice ou mairies mais aussi ambassades, universités et grandes écoles...

L'affaire qui fait la une de la presse aujourd’hui, a démarré en 2000 lorsque des disparitions répétées de manuscrits anciens dans les réserves de la Rue de Richelieu alertent la direction de l'établissement public. Une longue et patiente enquête aboutit lors de la vente, en 2003 chez Christie's à New York, d'une bible du XIVe siècle. Le conservateur en chef au département des manuscrits hébraïques et fils de résistant, vice-président du conseil d'administration de l'OSE (OEuvre de secours aux enfants), Michel Garel, a avoué être l'auteur de ce vol qui lui aurait rapporté la coquette somme de 300 000 euros.
Mais le pire consiste en la mutilation irréversible de nombreux manuscrits des XIIIe, XIVe et XVe siècles aux pages simplement arrachées pour être vendues séparément.

Une vaste opération de «récolement» (recensement des oeuvres d'art) permit d’estimer les œuvres manquantes à la Bibliothèque Nationale à dix mille, soit 10 % du catalogue répertorié. Sur les 67 000 recensées par la Direction des musées de France, plus de 5 000 restent inexplicablement absentes. Le record est détenu par le Mobilier national, qui comptabilise le nombre le plus important de disparitions : 2 300 sur 9 600 oeuvres inventoriées !

L’absence des oeuvres s’explique souvent par un sinistre… officiellement du moins. Ainsi la Nana perdue de Nikki de Saint Phalle fut-elle déclarée « détruite par erreur » lors de son stockage au milieu des cinquante mille œuvres de Pompidou stockées ainsi. Le personnel de transport et de stockage a bon dos.Dans le même registre, on a retrouvé récemment un tableau du Dominiquin qui avait disparu des collections nationales depuis vingt ans. Il avait été déposé au musée de Toul, où le récolement avait constaté son absence des réserves. La mairie avait conclu à sa destruction lors de l'incendie qui avait ravagé le musée en 1939. Pourtant, un expert anglais affirmait l'avoir vu depuis cette époque. On a fini par apprendre, grâce à une indiscrétion, que le tableau était détenu dans une collection privée. Sur la pression de la commission, le musée de Toul a porté plainte et une enquête a été ouverte. Cette dernière a bien confirmé la présence de cette peinture chez un collectionneur qui prétendait l'avoir achetée dans une brocante. Les policiers ont d'ailleurs eu la surprise de découvrir, accrochée au mur, une autre toile qui avait disparu, elle, du musée municipal. Compte tenu de l'ancienneté des faits, aucune poursuite n'a été lancée.Ici, sur 160 oeuvres déposées par l'Etat à Rodez, douze sont restées introuvables. Là où des cinquante pièces de grands céramistes Art nouveau prêtées en 1912 à l'université de Lille, seulement deux ont été retrouvées. Un millier d'oeuvres se sont «égarées» lors de déménagements entre les bureaux du ministère de la Culture. Le mobilier de Jean Royère qui a décoré un grand nombre de ministères et d'ambassades dans les années 30, après avoir connu une période de désaffection (entendez littéralement : « à la cave ! »), se retrouve aujourd’hui dans les magasins d'antiquités.

«Il n'y a pas eu vol ! Mais, tout simplement, un malentendu, persiste à déclarer Jean-Pierre Bady Conseiller maître à la Cour des comptes. Une peinture, un meuble ou un objet ne plaisent pas au nouvel arrivant d'une institution, au moment d'un changement de pouvoir. Il le cède alors à un collaborateur qui s'octroie des droits sur la chose, en ignorant souvent que les oeuvres d'art de l'Etat sont inaliénables et leur propriété imprescriptible.» Quand on a fait l’ENA, on n’a pas le temps d’apprendre ce genre de détail mesquin.

Pouvons-nous continuer à feindre l'ignorance devant des choses anciennes qui atteignent souvent des prix records dans les ventes aux enchères ? D’autant que les indélicatesses, lorsqu’elles sont constatées, n’ont quasiment jamais de suite. La tentation serait-elle trop grande pour les familiers de ces institutions, dévoués au « Bien Public » et qui reçoivent souvent des dons sans avoir même le temps de les inscrire aux inventaires (ce qui est bien compréhensible avec des emplois du temps aussi chargés !) ? En tout cas, sans aller jusqu’à voir directement chez nos hommes politiques et hauts fonctionnaires, les catalogues de vente (hors de France, tout de même) de Christie, Sotheby's sont souvent, déjà, pleins de surprises.

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Le Petit Nicolas sait faire sa pub !


Le petit Nicolas se révèle plein de ressources pour accrocher les médias…et les consommateurs que nous sommes. Dans l’article de Paris Match fin juillet, consacré à notre Bonaparte des beaux quartiers, le lecteur a vite le regard attiré par quelques marques fortes. Nous vous donnons l’une d’elles : Puma, portée par l'ambitieuse Cecilia. Tout un symbole.
A vous de retrouver les autres…

Dans le milieu de la communication, cela s’appelle de la mise en scène et se rémunère très bien, surtout lorsque le personnage fascine et que le numéro double son tirage sur le caractère exceptionnel de l’occasion. Notre Sarko est un vrai pragmatique à l'anglosaxonne sur ce point !

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10/08/2004

L'indice EFW (liberté économique dans le monde)


L'Institut Frazer suit depuis 1986 l'évolution de cet indice par pays avec le soutien actif de nombreux prix Nobels d'économie (Milton Friedman bien sûr, Gary Becker, Douglass North...).

Les ingrédient de cet indice reconnu dans le monde entier reposent sur le degré de choix personnel, d'échange volontaire, de liberté de concurrence, de protection de la personne et de la propriété privée. Leur respect par les institutions et les politiques mises en oeuvre s'avère particulièrement important dans le calcul de l'indice. 21 composants, eux-mêmes divisés en sous-composants, permettent un jugement sur 5 domaines principaux :
- Taille du gouvernement (dépenses, taxes et entreprises)
- Structure judiciaire et droits de la propriété
- Accès à une monnaie saine (inflation maitrisée, circulation et change fluides)
- Libre échange
- Règlementation du crédit, du travail et de l'activité économique



Globalement, Hong Kong est loin devant avec un indice global de 8.7/10 (la maison-mère, la Chine, est 90eme avec 5.7 !). Singapour suit avec 8.6. Ensuite, la Nouvelle-Zélande est notée 8.2 comme la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Loin derrière, la France apparait en 44eme position avec 6.8, loin derrières nos partenaires occidentaux, avec l'Afrique du Sud, la Lithuanie, le Pérou, l'Uruguay et Malte.
Dans le détail, nous sommes 17emes avec 9.6/10 en termes d'accès à une monnaie saine, 23emes avec 7.4 en termes de structure judiciaire et de respect de la propriété privée, 24eme avec 8.1 dans la mesure du Libre-échange. La règlementation économique nous voit déjà descendre en 33eme place avec 5.4 seulement, et la règlementation du marché du travail est pire : 45eme place avec 5.1. Mais le pire score est celui du poids de notre Etat qui nous place en 122eme position avec 2.8/10 !!!
[avant nous, la Hongrie, la Rép Tchèque, le Bostwana, l'UEA, le Costa Rica et le Salvador ...]

Il est intéressant de voir que notre indice n'était que de 5.4 sous Giscard, 5.7 dans les années 80 avant de passer à 6.8 en 1990 puis à 7 en 2000, vite retombé à 6.7 en 2001.

Les chiffres de la Banque Mondiale (qu'a dirigé Stiglitz pour rappel) indiquent que le taux de croissance, l'espérance de vie, le taux d'alphabétisation, la liberté politique et le revenu moyen des 10 % les plus pauvres sont les plus élevés dans les pays qui disposent de l'indice le plus fort.

15:20 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/08/2004

Tremblement de terre en Californie


La Californie, l'état le plus peuplé des Etats-Unis avec 35 millions d'habitants, connait de graves problèmes budgétaires de façon chronique. Sur un budget annuel autour de 100 milliards de $, avec une hausse supérieure à 40 % en 5 ans, la moitié va à l'enseignement et un tiers à la santé et à l'aide sociale. Or, les revenus annuels, volatiles en fonction de la conjoncture car issus de l'impôt sur le revenu, n'atteignent que 80 milliards de $. La différence, massive, ne décroit pas. La marge de manoeuvre fiscale est limitée car le niveau d'imposition moyen est déjà très élevé avec une forte progressivité de l'impôt.

Un emprunt record de 15 milliards de $, voté par les Californiens, avait defrayé la chronique en mars de cette année. Un plafonnement des dépenses avait aussi été fixé, mais sans mise en oeuvre immédiate, laissant filer le déficit massif chronique. Cette semaine, Schwarzy sort enfin son projet, élaboré dans la confidence. Ce programme de 1000 propositions dans un volume de 2500 pages doit d'abord être voté au 2/3 des voix par le parlement de l'Etat, actuellement dominé par les Démocrates. Ces derniers hurlant au loup devant les mesures radicales d'Arnold, celui-ci devra peut-être passer en force par un referendum populaire.

Qu'est-ce qui a bien pu choquer l'opposition dans ce plan ? Peut-être la réduction de la taille de l'administration de l'Etat de 12 000 fonctionnaires, la restructuration (et la suppression) des trop nombreuses commissions en tout genre ou, enfin, la privatisation de diverses activités actuellement dans le secteur public.

Les débats s'annoncent houleux...mais l'objectif d'une réduction du budget de 30 milliards de $ sur 2 ans constitue bien une menace pour la culture politique traditionnelle d'une croissance naturelle du poids de l'Etat.

09:30 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/07/2004

Quelques chiffres...


Avant d'abandonner mon blog pour quelques semaines, voici deux ou trois chiffres significatifs, sans rapport les uns avec les autres, que je laisse à vos réflexions :

- chaque jour de l'année, la France voit 6 300 emplois disparaître (dont seulement 556 dus aux plans sociaux).

- le revenu tiré des investissements Français à l'étranger, 13 milliards d'euros en 2003, est supérieur au maigre excédent de notre balance commerciale.

Si les délocalisations se révèlent positives pour les pays qui ont une économie flexible (Cf article 25 mars), ce n'est pas le cas en France. Il est clair que notre fameux volontarisme politique (anarchie législative, sur-protection des salariés au détriment des chômeurs, économie administrée ...) ne comprend pas les fondements de la globalisation, encore moins ceux de l'économie ou, plus prosaïquement, ceux de l'échange libre et volontaire.
On peut donc considérer notre monde politique (et syndical) comme la cause principale de notre "exception culturelle" qui encourage l'exclusion, la précarité et le renouvellement des schémas sociaux.

10:32 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

30/06/2004

Pologne : boom des universités privées


Après la levée de la chape de plomb communiste, le pays a découvert l’état lamentable dans lequel le régime avait laissé ce nid bourgeois : l’université. L’explosion du capitalisme, nécessaire pour construire le pays, a fait naître 287 universités privées dans le pays, contre 128 collèges et universités publiques antérieures. Des enseignants Polonais, parfois expatriés et ayant connu de près les modèles privés étrangers, se sont organisés pour fonder avec leur propre apport des établissements privés dont 80 % sont à but non lucratif.
Les frais de scolarité annuels, seconde source de financement de ces universités, varient de 2000 zlotys (400 euros), le salaire moyen en Pologne, à 7000 zoltys (1400 euros). Moyennant quoi les meilleurs enseignants sélectionnés peuvent-ils voir leur salaire grimper à 6000 zoltys annuels (1200 euros) contre 3500 (700 euros) dans le public. Pour pouvoir offrir de telles études aux meilleurs qui n’en ont pas les moyens, certaines communes ont choisi de se cotiser de manière organisée et volontaire pour offrir à leur meilleur élève l’accès à une bonne université.

Avec la moitié des étudiants actuellement dans les établissements privés, le taux de Polonais diplômés de l’enseignement supérieur est-il passé de 6.5 % à 10.5 %, un taux similaire à celui de l’Espagne. La qualité d’enseignement des Etablissements est vite jugée par les parents et la sélection est rude. Sans doute les plus petits qui ne parviendront pas à grossir par alliance ou croissance interne sont-ils condamnés à terme. Mais les campus les plus réputés voient leurs effectifs grossir à grande vitesse. Les besoins de compétences sont considérables et l’offre universitaire doit y répondre de la manière la plus efficace et la plus adaptée. La cohabitation des universités publiques et privées stimule une saine compétition qui offre un bon modèle pour toute l’Europe de l’Est en pleine expansion.

11:26 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/06/2004

La droite communiste, nouveau concept


La droite a compris qu'elle devait faire l'audacieux pari de trouver de nouveaux électeurs du coté de LO/LCR. Après tout, les anciens électeurs ne se déplaçant plus pour voter, il faut bien trouver une nouvelle clientèle quelque part.

Phase un : on reprend l'économie en main. Plans de subventions aux entreprises, sauvetage de l'épave Alstom, de toute façon condamnée, au détriment de tous les contribuables, entente administrée sur les prix pour les faire baisser (une nouvelle théorie économique peut naître : faire baisser les prix par l'entente plutôt que par la concurrence !).
Phase deux : on tappe sur les classes moyennes et sur ceux qui produisent le plus de richesse en France en maintenant l'ISF, en augmentant diverses taxes derrière la petite baisse de façade de l'IR. Dernière invention extraordinaire : les acheteurs de voitures devront s'acquitter d'une lourde taxe pouvant atteindre 3.500 euros pour les grosses cylindrées. Mesure absolument incroyable qui marque une accélération dans l'agression et le racket de ceux qui font vivre la France et commencent à s'essouffler.
Phase trois : on met en place un contrôle de l'information. Notamment, la France est la plus virulente dans la politique de contrôle d'internet après la Chine, Cuba et la Corée du Nord, stupéfiant nos divers partenaires occidentaux encore libres.

Quand on sait que l'UMP a rejoint le PPE au Parlement Européen et que ce PPE s'alliera avec les socialistes Européens pour élire un président socialo, on comprend mieux la dérive socialisante de notre majorité parlementaire. Majorité écrasante, certes, mais surtout à coups de bottes sur la gueule !

En 2007, vous devrez classer le PCF, l'UMP et LO/LCR dans le bon ordre à gauche du PS, selon leur degré de soviétisation du pays de leur programme. Mais l'UMP, ele au moins, aura fait ses preuves.

11:18 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |