11/11/2003

Elections régionales mars 2004 : un bouillon UMP-PS ?


Les 21 et 28 mars prochains, les élections régionales promettent de belles surprises pour les partis traditionnels, avec des triangulaires menées par le FN (règle du 2nd tour : le parti en tête ramasse 1/4 des sièges en plus de sa proportion des 3/4 restants, distribués en fonction des scores). La désaffection croissante des citoyens pour les élections va amplifier l'émergence des extrêmes. La démocratie est en panne dans notre pays qui voit les libertés individuelles pourtant réduites chaque jour encore restreintes.

La relève du PCF moribond est assurée avec la fusion de la LCR et de LO qui devrait amorcer une forte remontée de l'extrême gauche anti-libérale et anti-démocratique.
Le FN n'a pas de raison de ne pas se renforcer. Marine Le Pen, contrairement à son père, arrive assez bien à dé-diaboliser son parti dont l'aspect xénophobe apparaît moins nettement. D'ailleurs, personne ne connaît vraiment le programme du FN. Que cela change t-il dans l'esprit des citoyens en comparaison avec les programmes si pointus et ineptes des grands partis que personne ne comprend ?

L'explication de cette déliquescence de notre monde politique, déjà ancienne, ne tient pas en une seule explication.
Il existe d'abord un lourd phénomène d'exclusion due au chômage élevé et durable depuis des décennies et aux problèmes d'intégration de l'immigration notamment nord-africaine.
Mais aussi, notre modèle démocratique ne correspond pas aux attentes des français :
1) Traditionnellement, la majorité a raison, la minorité a tort. Le plus petit minoritaire, l’individu, voit sa vie cadrée par des décisions qu’il n’a jamais pu contester : ses charges sociales, sa retraite, son temps de travail, sa redevance pour des chaînes publiques, ses contributions au chômage des intermittents, aux aides aux uns et aux autres… tout est décidé pour lui sans son avis.
2) Le pouvoir politique est aux mains de hauts fonctionnaires appartenant à l’administration, cette perméabilité incestueuse inhibant la volonté réformatrice de tout pouvoir, tant législatif qu'exécutif.
3) Enfin, la fonction publique au syndicalisme fort, corporatiste et actif pèse bien plus lourd que la volonté populaire.
Les urnes sont, hélas, soumises à la rue.

Les vraies réformes, pour ne pas rester superficielles, impliquent de rendre à l’individu des libertés fondamentales depuis trop longtemps oubliées en France, et donc, conséquence directe, de le rendre responsable de sa vie et de ses actes.
Lorsque la solidarité nationale, excessive, s’apparente à un racket institutionnel, lorsque les partis traditionnels, figés dans une gangue immobiliste, s’avèrent responsables de notre situation économique et sociale désastreuse, nous devons repenser notre modèle en profondeur avant que le FN ou LO/LCR ne le fassent pour nous.

10:26 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

hello

Écrit par : necklace jewellery | 31/08/2010

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