17/11/2003

Les 6 vérités de la mondialisation selon Johan Norberg


Lors de l'excellente journée du 15 novembre organisée par Alain Madelin au sommet de l'Arche de la Défense, de nombreux intervenants ont brillé par la qualité de leur prestation. Certains députés UMP comme Claude Malhuret et François Goulard ont donné à nouveau de l'espoir aux libéraux. Si le discours d'Alain Juppé a failli refroidir l'ardeur générale, la conclusion d'Alain Madelin a rétabli l'ambiance en offrant une magnifique réponse à ce vide des idées qui plombe tant le parti de la majorité en manque de souffle depuis des mois (pour ne pas dire depuis le départ).

Parmi les orateurs de grande qualité (Jean-François Revel ouvrait le bal, imaginez la suite), Johan Norberg est intervenu en fin de journée pour défendre son plaidoyer pour la mondialisation capitaliste en 6 points qui vont à l'encontre des clichés aussi infondés, hélas, que populaires :

1) la mondialisation, meilleur moyen de lutte contre la pauvreté
La pauvreté n'est pas un phénomène nouveau, elle est bien antérieure au phénomène de la mondialisation. Au contraire, depuis 1945, le PIB mondial par tête a doublé et la pauvreté a plus diminué qu'au cours des cinq siècles précédents. Alors que la population a augmenté de 1.8 milliards d'habitants depuis 20 ans, nous constatons une baisse de 200 millions d'individus qui gagnent moins de 1 dollar par jour (seuil de pauvreté absolue).
La faim chronique et le taux de travail des enfants a été réduit de moitié, l'espérance de vie est passée de 46 à 64 ans et la mortalité infantile est descendue de 18 à 8 % dans les pays en voie de développement. Ces taux sont meilleurs que ceux des pays riches il y a 100 ans.
Pourquoi ? Parce que les idées, la communication et les technologies se sont répandues à travers le monde. La démocratie et la liberté progressent sur les 5 continents. Enfin, le progrès est 3 à 5 fois plus rapide dans les pays qui ouverts sur le monde que dans les économies fermées.

2) la mondialisation réduit les inégalités
Un rapport de la Banque Mondiale révèle que 24 pays en développement (soit 3 milliards d'individus) ont connu une croissance par tête de 5 % dans les années 90 (contre 1 % dans les années 1960). A cette vitesse-là, le citoyen moyen verra son revenu doubler en 15 ans. Le rapport entre les 200 millions d'individus les plus pauvres et les plus riches est tout à fait significatif, révèlant un resserrement progressif.

3) la mondialisation, facteur de lutte contre l'exploitation dans les pays pauvres
La comparaison entre les travailleurs des entreprises locales et des multinationales est flagrante : les salaires des multinationales sont 3 à 4 fois plus élevés, et ce dans des conditions bien meilleures. Par ailleurs, les multinationales investissent, apportent des technologies nouvelles, augmentent la productivité des salariés et leur apportent un savoir-faire. L'Education prend rapidement de l'importance autour de ces entreprises qui investissent dans le pays.

4) la mondialisation ne détruit pas les emplois occidentaux
Il y a 150 ans, 80 % des européens travaillaient dans l'agriculture. Les gains de productivité ont permis à ce secteur de ne plus compter que quelques pourcents des salariés. Pourtant, nous n'avons pas 70 % de chômeurs. En fait à travail égal, nous avons davantage de biens et de services accessibles. C'est ce qu'on appelle la hausse du niveau de vie.
Grâce à la désindustrialisation de nos économies, nous pouvons consacrer nos énergies à de nouvelles technologies à plus forte valeur ajoutée. Sans cela, nous n'aurions pas connu la révolution informatique, internet par exemple.
Aux USA, si 1 employé sur 10 travaille en usine, 1 autre travaille dans l'éducation, 1 pour les industries de loisirs et de divertissements, 1 autre dans la finance ou dans les technologies de l'information... Plus de 2/3 des 15 millions d'emplois nouveaux crées dans les années 90 (contre 1.5 millions détruits), plus productifs, se sont effectués à salaire supérieur au salaire moyen.
En France, plutôt que d'incriminer la mondialisation, nous ferions bien de regarder les obstcles à la création d'entrprises, aux impôts, à la règlementation, à l'interventionnisme étatique, à l'enseignement supérieur inadapté.

5) la mondialisation, salut de l'environnement
La prospérité est le seul motif de défense de l'environnement, luxe que s'offrent seuls les "riches". La pollution augmente avec la croissance jusqu'à un certain point (estimé à un PIB annuel de 8.000 - 10.000 dollars par habitants) au-delà duquel elle diminue car l'effort de recherche, l'établissement de normes importants permettent ce contrôle coûteux. Seul le développement économique des pays pauvres permettra d'atteindre cet objectif.
Pour rappel, 14.000 personnes meurent chaque jour dans les pays pauvres à cause des maladies transmises par l'eau, 6.000 par intoxication due aux modes de chauffages (bois, fumier...). Où se trouve l'urgence environnementale aujourd'hui ?

6) le libre-échange, seul système équitable
Le textile et l'agriculture sont deux domaines particulièrement protégés au sein des pays riches. Le montant total du protectionnisme occidental représente environ 700 milliards de dollars par an !
Ces secteurs à haute densité de main d'oeuvre sont pourtant ceux pour lesquels les pays pauvres sont les plus compétitifs. Notre protectionnisme corporatiste revient à brider l'économie de tous ces pays qui cherchent à développer leur économie par le commerce international.
Limiter les importations de ces pays revient à limiter nos propres exportations vers ces mêmes pays par souci de gains de productivité, d'investissement dans nos technologies. Notre protectionnisme est un jeu perdant-perdant.

Depuis que vous lisez ce texte, 115 personnes sont passées du stade de la faim à un niveau de nutrition acceptable, 220 personnes sont passées d'une pauvreté absolue à un niveau de vie qui ressemble à une classe moyenne mondiale. Voilà où se trouve la promesse de la mondialisation en cours.

18:02 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

bande de nazes ! que de conneries liberals
vous oubliez volontairement qu'en 1945- 1980 ce n'est pas des gouvernemets liberaux qui etaient en place et donc que ce n'est pas une
politique liberale qui est arrive a ce resultat
le resultat des politiques liberales s'est vue en 1929 au US !

Écrit par : a | 21/07/2004

Le libéralisme c'est la dictature de l'argent. Cher petit libéral.
Je vois que vous gobez bien la propagande du parti dont son président est encore qui à fait HEC (l'école ou apprend au super-riches à exploiter les pauvres).
Porquoi les libéraux font-ils toujours des études de commerce d'ailleurs?
Vos chiffres sortent de la banque mondiale c'est normal qu'ils soient positifs cette institution est libérale. D'ailleurs ce rapport montre que sur les quelques 130 pays du tiers-monde seuls 25 ont une réelle croissance, au contraire dans plus de 75 pays le revenu par habitant baisse. De plus ce rapport parle des pays et non des habitants, prenons le Mexique ou là croissance est là mais ou les pauvres sont de plus en plus nombreux tout simplement parce que la croissance n'y profite qu'au plus riches.
Auc USA sur les 30 dernières années les 3/4 des richesses produites ont profités à 10% de la population, les plus riches.
Vous parlez des multinationales, oui mais celles-ci prennent de plus en plus de pouvoir bientot elles domineront le monde avec des consommateurs poubelles et des salariés esclaves. Elles payent certes mieux mais avec des écarts beacoup plus gros entre leurs cadres et leurs ouvriers. Quant aux meilleures conditions, c'est la meme chose tout dépend de qui on parle. Aussi les petits groupes ont un rapport employé/employeur plus proche.
Comme une autre personne l'a dit plus haut, si l'éspérence de vie à augmenté depuis 1945 c'est grace aux politiques keynesiennes qui ont eu court j'usqu'au années 1980. D'ailleurs aux USA l'éspérence de vie n'augmente plus depuis cette époque à cause de l'obésité introduite par les multinationales(Coca-Cola, Mcdonald's et autre provoqueurs de cancer publics).
Vous étes un bon mouton.

Écrit par : Antilibéral | 27/05/2007

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