03/12/2003

Aidons les riches !


Quand allons-nous nous débarrasser de cette vieille morale qui consiste à privilégier constamment les faibles, les blessés et les pauvres ? Que cela nous touche, cela nous regarde chacun individuellement. Mais le monde a changé et il exige qu'on aide les riches ! L'Etat doit les soutenir, leur offrir attentions et allègements fiscaux.

Derrière ce sujet volontairement provocateur se profile directement l'idée d'efficacité, de production de richesse. Les pays ont besoin d'une croissance forte pour en faire profiter toute leur population, pauvres, classes moyennes et riches. Cela passe par un soutien à la bourse, à l'investissement et à l'innovation, sources de gains de productivité et créateurs de richesse bien plus que la consommation ou des dépenses supplémentaires de l'Etat.
Aujourd'hui, le Japon planificateur sort lentement d'une longue période de baisse du niveau de vie général, l'Europe social-démocrate est KO pendant que les Etats-Unis, le Royaume Uni et la partie capitaliste de l'Asie connaissent une forte croissance et un effondrement du chômage !

L'emploi crée l'emploi
La principale différence entre notre modèle social-démocrate et ces pays libéraux repose sur le travail, valorisé et encouragé dans ces pays libéraux, découragé en France.
En Grande-Bretagne par exemple, 73 % des habitants de 15 à 64 ans ont un job contre 61 % des français (d'où, selon le Bureau International du Travail, un taux de chômage de 5.1 % en Grande Bretagne, presque la moitié du niveau français).
La part du travail temporaire y est de 6.3 % contre 15 % en France. 87 % des salariés ont le sentiment que leur emploi est assuré contre 75 % des français. La durée annuelle du travail est très nettement supérieure en Grande Bretagne, d'où une création de richesse très largement supérieure. Le nombre de "salaires élevés" (critère OCDE) y a crû de 10 % en 10 ans ! Le salaire moyen a gagné 2.1 % par an contre 0.7 % en France.
Nous constatons que les emplois ne sont pas les fameux "Mac Do Jobs" tant critiqués mais autant des emplois non qualifiés que qualifiés, en général durables et avec d'importantes progressions salariales.

Nous retrouvons des caractéristiques similaires aux Etats-Unis où le taux de pauvreté est le même qu'en France et le taux de chômage à 6 % seulement (le chômage des noirs étant passé sous la barre des 10 %). Chaque année, 1.7 % des salariés se retrouvent au chômage (contre 0.4 % en France), mais la durée moyenne de leur chômage est de quelques semaines (contre plus d'un an en France) et 33 % d'entre eux retrouve un emploi (contre 3 % en France) !

L'aide sociale, plus réduite, y est beaucoup plus incitative à trouver un emploi que chez nous. Si vous refusez des jobs correspondant à vos compétences, vous perdez le bénéfice des aides sociales, notamment l'indemnité de chômage.

La flexibilité crée des emplois. Le droit du travail, beaucoup plus léger et fondé sur des rapports contractuels, facilite les embauches de la part d'employeurs qui peuvent, en cas de difficulté, licencier rapidement.

Enfin la qualité de l'enseignement supérieur, général ou technique, reste essentiel pour notre pays. Là où les universités vivent une compétition permanente les unes avec les autres, là où l'enseignement technique est valorisé et encouragé, le marché de l'emploi est beaucoup mieux adapté aux besoins de l'économie. Les alliances entre campus, les partenariats avec des entreprises, la recherche de débouchés pour leurs élèves participent à une culture de performance, de compétition, mais aussi de réussite personnelle. Le système universitaire français, sur ce point, est atrophié depuis 30 ans. En l'absence de réformes, d'évolutions et d'ouverture sur la réalité, elle contribue largement à l'échec de notre système en offrant des dîplômes dévalorisés et inadaptés.

Bref, notre traditionnelle redistribution massive qui pénalise tant les "riches" ne fait que renforcer l'exclusion d'une part de plus en plus grande de notre population, particulièrement chez les jeunes (ce qui est une abérration économique !) et chez les plus seniors pourtant expérimentés. En fait, le mot "solidarité" (entendez par là : "il faut prendre autoritairement plus aux uns pour le donner sans contrepartie aux autres"), tabou utilisé sans vergogne par nos démagogues inconséquents, est la cause première de notre chômage, de sa durée moyenne si longue, de la France qui tombe...

17:55 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

bravo Bravo pour l'ensemble de ton blog que je découvre aujourd'hui.

En France, "le riche, c'est l'ennemi". La surimposition des riches n'a pas seulement une justification de "redistribution". elle est une punition infligée à ceux qui osent s'élever au dessus de la moyenne, afficher leur réussite, qui ne peut être due qu'à "l'exploitation" des masses...

Aidons les riches... Car nous aiderons aussi les pauvres !
(variante chinoise: quand les gros maigrissent, les maigres meurent)

Écrit par : Vincent | 08/12/2003

Ben mon pauv'vieux Salut,
Je suis impressioné par ...tant de bêtise, enfin bon amusement et que ton blog tombe dans l'oubli le plus absolu...désolé vieux, biz à Louis et ptit Louis.
Ciao,
usgohome
P.S.: Va boire un verre avec Vincent vous allez bien vous marrer.

Écrit par : usgohome | 09/12/2003

usgohome affligeant ! C'est consternant de lire des commentaires aussi puérils, inutiles que ceux de usgohome. Rien que le nom fait rire.

Écrit par : Faf rouge go home | 11/12/2003

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