02/01/2004

Happy New Year !


L'année 2003 a été celle des records :

  • déficits publics (4.2 % du PIB, soit 65 milliards d'euros = 426 milliards de FRF !) qui viennent alimenter une dette importante (plus de 60 % du PIB, soit 928 milliards d'euros, plus de 6 000 milliards de FRF ! Cela signifie que chacun de nos 26.5 millions d'actifs porte une dette de plus de 225 000 FRF tenue par l'Etat). Mais il faut bien payer le quart des actifs qui travaille pour le compte de l’Etat, pour notre " bien-être à tous ".
  • déficits de nos comptes sociaux (presque 8 milliards d’euros, soit 52 milliards de FRF pour la sécu, 5.2 milliards d ‘euros ou plutôt 34 milliards de FRF pour l’UNEDIC…). Le régime des retraites reste, après la réformette de cet été, potentiellement menacée. Globalement, dans le langage d’une entreprise, cela s’appelle une faillite pure et simple.
  • un taux de chômage qui remonte vers les 10 % pendant que le reste du monde voit le sien diminuer.
  • un système universitaire inadapté à notre monde en mutation permanente et qui n'arrive pas à évoluer vers la qualité attendue d’une telle institution (autonomie, harmonisation).
  • un contrôle des libertés individuelles de plus en plus strict, de nos consommations " à risque " (tabac, alcool) à nos convictions religieuses en passant par notre vitesse de conduite sur route (130 000 flashs depuis l’arrivée des nouveaux radar, dont l'essentiel sur autoroutes, réputées pour leur très faible taux accidentogène). A quand l’interdictions des activités sportives ou de loisir à risque ?
Notre baisse de l’impôt sur le revenu dissimule des hausses d’autres taxes, le tout sans toucher à un poil de notre mammouth public, ni dans ses effectifs, ni dans son fonctionnement. Les lois continuent à proliférer, à se compliquer. Les hommes politiques viennent toujours de l’administration avant d’y retourner paisiblement une fois les dégâts commis.

Nos 2 millions de français expatriés voient leurs rangs s'étoffer chaque année, flot encouragé par le caractère étriqué, encadré, contrôlé de notre modèle "d'exception culturelle".
75 % des jeunes a une bonne image du libéralisme (pourtant totalement inconnu chez nous).
59 % d’entre eux juge aussi que la mondialisation présente des avantages (que plus de 65 % considère positivement).
Il faut dire que le quart de nos jeunes se trouve au chômage et assiste aux caprices de nos fonctionnaires gâtés, protégés sinon encouragés par nos politiques issus de leurs rangs.
L’avenir des jeunes est… ailleurs.

Pour 2004, je souhaite à la France un grand choc libéral qui la remette sur les rails de l'ambition individuelle, du succès, de la réussite.
Je souhaite aux entreprises de ne plus subir le carcan malsain actuel d’un droit du travail obsolète, ni les charges effarantes d’un système social moribond.
Je souhaite aux citoyens défavorisés de trouver du travail facilement plutôt que d’êtres suspendus à une aide sociale inhibante qui les enferme dans une exclusion durable.
Je souhaite aux plus favorisés, locomotives de notre nation, de ne plus se voir ponctionner l’essentiel de leur création de richesse pour satisfaire l’appétit insatiable d’un Etat que l’inadaptation aux réalités rend presque criminel.
Je souhaite voir la naissance d’un système de santé concurrentiel, efficace, responsabilisant, garantie de survie de notre système de qualité et accessible à tous.
Je souhaite aux jeunes de voir la naissance d’une université libre et autonome, sélective et un peu plus coûteuse afin qu’elle puisse leur offrir un diplôme " utile ", valorisé, et qu’elle participe à un renouveau de la recherche en partenariat avec les entreprises.
Je souhaite à notre univers culturel une rupture avec son état de corruption actuelle entretenue par un Etat dépensier, des statuts privilégiés injustifiés, certes agréables pour ceux qui en bénéficient, mais à l’origine de sa médiocrité actuelle.
Je souhaite à notre pays de faire confiance à ses individus, en leur énergie créatrice, en revenant sur nombre de lois encadrant leurs libertés élémentaires et en stoppant cette politique permanente de "solidarité collective" imposée qui aboutit à la ruine morale, sociale et financière du pays.
La social-démocratie n’a plus d’avenir dans un monde ouvert et concurrentiel. Ce sont les défavorisés qui en payent le prix aujourd’hui, les autres ne le payeront que demain.

Aussi, je souhaite que le choc des régionales de 2004 (que je vous laisse deviner) fera enfin comprendre à la droite que la vision figée de la France entretenue par Chirac, périmée, la mènera à l’échec malgré l’inexistence d’une opposition cohérente.

19:23 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Ne sauvons pas l'insane bureaucratie sanitaire "Je souhaite voir la naissance d’un système de santé concurrentiel, efficace, responsabilisant, garantie de survie de notre système de qualité et accessible à tous."

Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de ton raisonnement: privatiser complètement les soins de santé.

Moi, je ne souhaite pas la survie d'un système confiscatoire et dirigiste. Je veux une santé libérée de l'intrusion étatique.

A part ça, meilleurs voeux à toi et bonne continuation pour ton blog.

Écrit par : Ronnie Hayek | 05/01/2004

Par "concurrentiel", j'entendais "privatisation" 1) de la CNAM remplacée par des mutuelles/assurances
2) des hôpitaux publics; dans un premier temps, par le passage à une facturation par pathologie qui impliquera une gstion rigoureuse. Dans un deuxième temps par la privatisation

Cela dit, le mode de calcul des assurances santé ne pourra être entièrement laissé aux conditions de marché.
Le principe de "non sélection des risques" doit permettre à tous de bénéficier d'une couverture à des conditions identiques afin de ne pas exclure ceux qui ont subi des pathologies/accidents qu'aucune assurance privée n'accepterait.

Écrit par : Aurel | 05/01/2004

hauts les coeurs !! Bravo pour ton blog. 65% de jeunes favorables aux idées libérales !! bigre, me voici requinqué, persuadé que j'étais de voir dans les nouvelles générations de futurs petits socialistes marchant sur les pas collectivistes de leurs pères. D'où tiens-tu ces chiffres ? tout ne serait donc pas foutu ? Encore merci pour tes analyses, on se sent moins seul.

Écrit par : jaegger | 25/01/2004

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