30/06/2004

Pologne : boom des universités privées


Après la levée de la chape de plomb communiste, le pays a découvert l’état lamentable dans lequel le régime avait laissé ce nid bourgeois : l’université. L’explosion du capitalisme, nécessaire pour construire le pays, a fait naître 287 universités privées dans le pays, contre 128 collèges et universités publiques antérieures. Des enseignants Polonais, parfois expatriés et ayant connu de près les modèles privés étrangers, se sont organisés pour fonder avec leur propre apport des établissements privés dont 80 % sont à but non lucratif.
Les frais de scolarité annuels, seconde source de financement de ces universités, varient de 2000 zlotys (400 euros), le salaire moyen en Pologne, à 7000 zoltys (1400 euros). Moyennant quoi les meilleurs enseignants sélectionnés peuvent-ils voir leur salaire grimper à 6000 zoltys annuels (1200 euros) contre 3500 (700 euros) dans le public. Pour pouvoir offrir de telles études aux meilleurs qui n’en ont pas les moyens, certaines communes ont choisi de se cotiser de manière organisée et volontaire pour offrir à leur meilleur élève l’accès à une bonne université.

Avec la moitié des étudiants actuellement dans les établissements privés, le taux de Polonais diplômés de l’enseignement supérieur est-il passé de 6.5 % à 10.5 %, un taux similaire à celui de l’Espagne. La qualité d’enseignement des Etablissements est vite jugée par les parents et la sélection est rude. Sans doute les plus petits qui ne parviendront pas à grossir par alliance ou croissance interne sont-ils condamnés à terme. Mais les campus les plus réputés voient leurs effectifs grossir à grande vitesse. Les besoins de compétences sont considérables et l’offre universitaire doit y répondre de la manière la plus efficace et la plus adaptée. La cohabitation des universités publiques et privées stimule une saine compétition qui offre un bon modèle pour toute l’Europe de l’Est en pleine expansion.

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22/06/2004

La droite communiste, nouveau concept


La droite a compris qu'elle devait faire l'audacieux pari de trouver de nouveaux électeurs du coté de LO/LCR. Après tout, les anciens électeurs ne se déplaçant plus pour voter, il faut bien trouver une nouvelle clientèle quelque part.

Phase un : on reprend l'économie en main. Plans de subventions aux entreprises, sauvetage de l'épave Alstom, de toute façon condamnée, au détriment de tous les contribuables, entente administrée sur les prix pour les faire baisser (une nouvelle théorie économique peut naître : faire baisser les prix par l'entente plutôt que par la concurrence !).
Phase deux : on tappe sur les classes moyennes et sur ceux qui produisent le plus de richesse en France en maintenant l'ISF, en augmentant diverses taxes derrière la petite baisse de façade de l'IR. Dernière invention extraordinaire : les acheteurs de voitures devront s'acquitter d'une lourde taxe pouvant atteindre 3.500 euros pour les grosses cylindrées. Mesure absolument incroyable qui marque une accélération dans l'agression et le racket de ceux qui font vivre la France et commencent à s'essouffler.
Phase trois : on met en place un contrôle de l'information. Notamment, la France est la plus virulente dans la politique de contrôle d'internet après la Chine, Cuba et la Corée du Nord, stupéfiant nos divers partenaires occidentaux encore libres.

Quand on sait que l'UMP a rejoint le PPE au Parlement Européen et que ce PPE s'alliera avec les socialistes Européens pour élire un président socialo, on comprend mieux la dérive socialisante de notre majorité parlementaire. Majorité écrasante, certes, mais surtout à coups de bottes sur la gueule !

En 2007, vous devrez classer le PCF, l'UMP et LO/LCR dans le bon ordre à gauche du PS, selon leur degré de soviétisation du pays de leur programme. Mais l'UMP, ele au moins, aura fait ses preuves.

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15/06/2004

EDF, escroquerie EPIC de grande envergure.


Cette entreprise modèle est toujours citée en exemple pour sa bonne gestion par les défenseurs du " service public à la Française ". Or, l’entreprise ne va pas bien du tout. Les caisses de l’Etat vides, le gouvernement est obligé de se creuser un peu les méninges car la réponse habituelle du chéquier n’est plus tenable. Or, la secousse du changement n’est pas du goût des syndicats qui, dans leur longue tradition réactionnaire, menacent et punissent de coupures de courant le pays et des individus sélectionnés pour leurs opinions afin qu’on ne touche à rien (et le dernier éteint la lumière !). Après avoir lu ce qui suit, vous les comprendrez facilement.

Certes, EdF a longtemps été une vache à lait pour les gouvernements successifs, ce qui confirme bien que les entreprises publiques savent dégager du profit aussi bien que les entreprises privées. A la différence de ces dernières, elles n’en ont pas les compétences sur la durée et toutes les stratégies ambitieuses d’entreprises publiques se sont soldées par de très lourdes pertes, si possibles dissimulées aux contribuables. Dans le cas d’EdF, le moment d’en payer la gigantesque facture approche.

Les défenseurs des entreprises publiques évoquent le coût du refinancement très bas avec la garantie de l’Etat. Mais ce drainage subventionné de capitaux sur les marchés financiers se fait au détriment de toutes les entreprises privées qui, elles, doivent se financer beaucoup plus cher pour capter les capitaux restants. Toute l’économie subit lourdement ce dumping Etatique.
Par ailleurs, la garantie totale de l’Etat fausse le jeu de la concurrence, particulièrement dans un marché ouvert de l’énergie. EdF triche car elle n’hésite pas à procéder à des acquisitions, à prendre des parts de marché dans les pays qui respectent les règles de la concurrence sans les respecter en retour en France où elle conserve un juteux monopole. Les services de la concurrence de la Commission Européenne, dirigés par Mario Monti, ont d’ailleurs mis en lumière l’illégalité de ce soutien total de l’Etat à une entreprise sur un marché libre en officialisant, en décembre dernier, une demande de remboursement auprès d’EdF de près d’un milliard d’euros. L’ingrate !

Le statut de fonctionnaire des salariés d’EdF se fonde-t-il sur un noble concept d’harmonie sociale ? En effet, les spécialistes de l’énergie avancent souvent le chiffre de 50.000 salariés en trop sur un total de 167.000. On comprend que l’harmonie règne au sein de l’entreprise. Mais sur le plan national, le coût de cette générosité est lourd pour les contribuables ainsi que pour les consommateurs captifs d’EdF : les particuliers.
EdF offre une vie en or à ses salariés. Inutile de revenir sur le CE monumental de l’entreprise (aux multiples fraudes), financé par les clients à hauteur de 1 % de leur facture. La retraite à 55 ans avec 2 mois de bonification par année d’ancienneté, le calcul de la pension (75-80 % du dernier salaire) pèsent 2.45 milliards d’euros chaque année pour les 110 000 retraités, couverts à 40 % seulement par les cotisations actuelles. Les contribuables se chargent du reste et c’est invisible, fondu dans les strates infinies des aides de notre lumineux Etat.
Mais ce régime spécifique va coûter bien plus cher encore dans les 25 ans qui viennent : 70 à 80 milliards d’euros, aujourd’hui non provisionnés, soit après droits acquis et cotisations versées, 50 à 60 milliards de perte sèche (Mario Monti, dans sa grande mansuétude, en estimait le coût à seulement 45 milliards d’euros). C’est là que le bat blesse. Qui va prendre à sa charge cette provision de 45 à 60 milliards d’euros qu’aucune entreprise privée n’aurait ainsi laissé filer  ainsi ?
Il semble qu’un processus a été insidieusement lancé pour rattacher le régime spécifique de la branche énergie au régime général, la CNAV, moyennant une soulte de 10 milliards d’euros, (qui restent àtrouver…dans la poche des contribuables ?), loin des 45 à 60 milliards de pertes à venir. Autant dire que c’est le hold up du siècle pour les salariés cotisants !

Au moins, avancent les audacieux défenseurs de l’immobilisme, une stratégie claire et payante soutenue par l’Etat fait d’EdF un fleuron des grandes entreprises d’Etat. Encore faut-il se rappeler la politique récente d’achats massifs d’entreprises à travers le monde (notamment en Amérique du Sud), incohérents, mal ficelés et à des prix excessifs. Les moins-values latentes sont colossales et le montant de la dette d’EdF atteint déjà la somme importante de 25 milliards d’euros pour des fonds propres de 19 milliards seulement !
François Roussely, actuel PDG d’EDF-GDF, se prononce régulièrement pour une privatisation du groupe afin de pouvoir affronter la concurrence librement, notamment en ce qui concerne l’apport de fonds propres dont il pense que 10 à 15 milliards d’euros sont nécessaires à la survie de l’entreprise. Alors que l’Etat n’étudie qu’un plan d’apport de 500 millions d’euros, il s’avère donc indispensable de rapidement trouver le solde de 9.5 à 14.5 milliards de capital auprès d’investisseurs prêts à devenir actionnaires (lesquels ? La question est ouverte).

Notre régime commun de retraites va sans doute récupérer le coût à venir du régime spécifique des électriciens et gaziers de France, avec la menace de faillite du système de retraites qui s’ensuit. Si l’avenir d’EdF-GdF s’en trouvera plus serein, la provision du renouvellement du parc de centrales nucléaires n’est pas encore prévue. Aussi, mis à part quelques taxes nouvelles, notamment sur le transport d’électricité, qui viendront alourdir la facture du consommateur particulier, il paraît inéluctable que le prix de l’électricité, monopole public ou non, augmente sensiblement dans les prochaines années. Evidemment, reste à savoir pour qui…et pourquoi !

13:58 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/06/2004

L'US Air Force s'oppose aux monopoles nationaux


Le Secrétaire de l'US Air Force dispose d'un budget de 90 milliards de $ chaque année. Confronté à une consolidation du secteur militaire aéronautique depuis les années 90, James Roche doit aujourd'hui se tourner vers de nouveaux fournisseurs, notamment non-Américains. Et ce d'autant plus qu'un scandale éclabousse Boeing au sujet d'un leasing d'une centaine d'avions de transport de carburant, pour un montant de 23.5 milliards de $ tout de même ! L'instruction est en cours et rien ne devrait sortir avant janvier 2005.
James Roche appelle notamment le consortium Européen EADS, qu'il considère mature aujourd'hui dans ce secteur, à proposer ses produits sur des niches où il s'est révélé très compétitif.
Evidemment, les pressions du lobby de l'armement, au fallacieux prétexte de "protéger les emplois Américains", ne devraient pas simplifier cette ouverture. Surtout avec le regain de tension franco-Américain au sujet du remboursement de la dette Irakienne.

En tout cas, le ton est donné. Peu importe qu'un hélico ou un transporteur de troupes soit Américain, Européen, Australien ou Martien. L'US Air Force en veut pour son argent.

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08/06/2004

Exemples d'abus de position monopolistique


Les coupures de courant declenchées par une poignée de syndicalistes intouchables n'ont pas seulement affecté des centaines de milliers de voyageurs, elles ont pris une tournure plus prenicieuse (et peu commentée) lorsqu'elles ont visé des personnalités ciblées telles ce député UMP qui s'était déclaré favorable à la privatisation d'EdF (eh si, il y en a !) et s'est retrouvé privé de courant de nombreuses heures (son compteur a été démonté et déposé devant sa porte). La même menace pèse sur d'autres individus pour leurs convictions politiques.

Autre exemple sans lien direct mais qui va dans le même sens :la mairie de Paris affecte le budget pour les caisses des Ecoles, rien que de très neutre, à 95 % aux 12 quartiers de gauche, les 5 % restants allant aux 8 autres arrondissements "de droite". La droite ne faisait peut-être pas mieux que la gauche aujourd'hui, le sujet n'est pas là.

Il est instructif de voir à quels excès le pouvoir monopolistique, politique ou industriel, peut mener, qu'il s'agisse de dérapages illégaux et incontrôlables ou, comme on le voit, de répartitions effectuées plus légalement possible. Les impôts, charges ou positions dominantes, quelles qu'elles soient, présentent systématiquement le risque de devenir une arme politique, idéologique au service des intérêts d'un groupe particulier, même si celui-ci use de prétextes fallacieux comme la "défense du service public", la "justice sociale" ou une "juste redistributon".

17:59 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |