03/01/2005

Explosion du réseau d'écoles privées populaires en Inde


La croissance du PIB et les effets de la mondialisation atteignent même les populations les plus défavorisées de ce gigantesque pays. La misère n’y est plus perçue comme une fatalité. Les castes sont remises en cause. Chacun veut offrir leur chance à ses enfants : même les plus misérables et analphabètes savent mieux que l’Etat indien ce qui est bon pour leurs descendants. Aussi l’enseignement est-il devenu un marché extraordinairement dynamique au sein même des bidonvilles. Un vrai business est né, avec des résultats plus que probants pour la clientèle des familles.

L’enseignement public connaît de graves fléaux avec un absentéisme chronique entre un tiers et la moitié du corps enseignant (ah, statut privilégié oblige !) et un refus de l’enseignement systématique et précoce de l’Anglais. A coté de ce système public sclérosé sont donc apparues une multitude de petits établissements indépendants privés, plus de mille dans le seul Andhra Pradesh (soit le double du nombre d’établissements publics).

Eux ont fait le choix de l’enseignement en Anglais. Les profs, s’ils sont moins diplômés que leurs congénères du public, savent mieux susciter l’enthousiasme des enfants…et des parents. D’abord, il n’existe pas de formation à l’enseignement en Anglais en Inde. Ensuite, seul le privé considère que l’Anglais n’est plus la langue des colonialistes comme l’Etat persiste à le (faire) croire.

Les résultats sont déjà jugés meilleurs dans ce réseau parallèle que dans le secteur public par EDUCARE, une ONG spécialisée (Telegu et Hurdu mis à part !). Le Dr Anwar, président de la Dynamic Federation of Private Schools de l’Andhra Pradesh, explique que les régulations insensées de l’Education Nationale rendent toutes ces écoles libres hors la loi. Par exemple, le taille de la cour de récréation, la distance entre les tables et une foule de détails sont strictement définis. Aucune école publique ne les vérifie, mais cela permet aux autorités locales de taxer les établissements privés, indépendants. Ces pots de vin locaux représentent environ 10 % de leurs recettes. Ainsi les plus pauvres, qui payent ces écoles de 1.200 à 10.000 roupies par an (28 à 235 $, loin des 2.800 $ de l’école de l’élite indienne, la Doon School !), savent donc que l’Etat, inapte et corrompu, les rackette encore de 10 %.

11:21 Écrit par Alternative Lib | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

近いうちに、国際ハイエンドは真珠や宝石のデザイナーのブランドヴィトンを注文して作らせて上海でブランドの第一ショーを開催して、30人近くのセレブはブランドの個人に参加してアフターヌーンティーと個人の晩餐会を下へ享受します。ブランドの創始者ヴィトンは現場に自ら臨んで、各位の賓客のために言いふらす流行する遺伝子とヴィトン一般のものとは異なるブランドの魅力を展示しました。

Écrit par : ヴィトンコピー | 05/08/2014

Les commentaires sont fermés.